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La fin de grossesse, mon moment favori

jeudi 23 novembre 2017



°oO Alex Rain Bird Music - November 2017 |clic| ♫ Oo° 


J'aborde les dernières semaines de cohabitation avec mon fils dans mon ventre emplie d'une profonde sérénité. En effet, tandis que beaucoup se traîneraient à ma place (oh, je ne nie pas devoir m'y reprendre à deux fois avant d'extraire mon popotin du canapé) et passeraient leur temps à attendre l'accouchement comme le Messie, moi, je me complais enfin. 

Il me faut le confesser... Pour l'angoissée chronique que je suis, parvenir à vivre une grossesse réellement sereine revient à passer toute la période propice aux fausses couches précoces, puis tous les stades de la prématurité. Ce qui nous amène rapidement au dernier mois de cette aventure pourtant magique. Les hanches douloureuses, les coups de pieds plus en plus forts, les pipis trois fois par heure, le faux-travail avec contractions à gogo, le bas du dos bloqué, rien ne me fait peur ce mois-ci ! J'exagère un poil. En tout cas, je mentirais si j'affirmais que je n'aimais pas être enceinte, car c'est tout bonnement une parenthèse de vie indescriptible tant l'intensité de bonheur que je ressens tout du long est forte. Mais autant d'amour entraîne toujours chez moi une haute dose d'appréhension, c'est ainsi. 
La fin de la grossesse, cela signifie aussi de pouvoir reprendre des activités un peu plus "risquées" sans craindre de faire naître son enfant de manière précoce. Ainsi, j'ai pu donner un franc coup de main lors de notre récent déménagement et préparer comme il se doit le cocon de notre futur petit garçon. C'est aussi avec plaisir que je reprends les longues sorties au parc ou à la ville avec ma fille, qui rayonne de bonheur à l'idée d'accueillir un nouveau membre dans la famille. 
Les dernières semaines riment avec excitation, nostalgie anticipée de ce moment qui viendra se graver à tout jamais dans notre mémoire, celui de la rencontre. J'ai hâte. Et non. A dire vrai, j'en rêve toutes les nuits depuis quelques jours. Cependant, si pour ma première grossesse j'étais en pleine effervescence à ce terme-là, en me projetant dans mon rôle de future maman et en imaginant déjà sous tous les traits possibles mon futur bébé, il n'en est rien cette fois. Je suis même complètement désemparée par une projection mentale qui se fait tardive, comme si je ne réalisais pas que mon fils (comme cela fait toujours drôle à écrire) faisait déjà partie de notre famille. Une petite culpabilité pointe même son nez, même si ne pas réaliser n'enlève en rien toute la place que je suis prête à faire dans mon coeur pour ce précieux petit trésor... A ce sujet, en tant que maman, je sais par avance combien cette pensée récurrente peut être idiote mais tout de même : lorsque je regarde ma fille, je me dis que je l'aime tellement, tellement... tellement, comment pourrais-je humainement aimer quelqu'un d'autre à ce point sans que mon coeur n'explose littéralement ? 
Et c'est sûrement ce qui m'attend le jour de l'accouchement, une explosion d'amour... :)
Quoiqu'il en soit, aujourd'hui mon bébé et moi profitons des derniers instants à ne faire qu'un (ou presque), et si je n'étais pas aussi pressée qu'il rencontre sa grande soeur et son papa, je le garderais bien au chaud encore un moment, rien que pour moi. 

Au-revoir la crèche

mercredi 21 juin 2017


Hier, j'ai emmené mon bébé de neuf mois à la crèche pour la première fois. La pédiatre m'avait mise en garde : c'était - selon elle - une très mauvaise idée de lui faire découvrir cette structure à la période exacte où elle prend conscience que sa maman et elle ne forment pas une seule et unique personne. Je ne l'ai pas écouté, j'ai fait confiance à ma toute petite fille. Son sourire et sa sérénité du premier jour m'ont prouvés que j'avais eu raison de me fier à elle...

En réalité, c'était il y a bientôt trois ans. 
Trois années où ma princesse a collectionné les copains, les copines, les sorties, les sapins de fin d'année, les goûters d'anniversaire, les sorties au parc, les livres d'histoire, les siestes d'hiver et d'été, les bleus à force d'avoir trop joué, les chansons à partager, les dessins, les amoureux, les déguisements, les chorégraphies, les petits rhumes saisonniers (à partager aussi), les câlins des nounous, les bisous, les éclats de rire.
Trois magnifiques années, à qui il faut dire au-revoir. 

La crèche l'a aidé à se détacher de sa maman (elle était un bébé "BABI", fusionnelle à l'extrême) et à étancher sa soif de nouveautés et de découvertes en tout genre. Elle l'a fait grandir aussi : c'est une vraie petite fille de 3 ans - bientôt - et demi qui ressort de cette période tendre. Cette dernière année se démarque par l'investissement notable de sa directrice de crèche, une éducatrice absolument passionnée et créative... Une personne à qui on accorde bien assez de crédit et de confiance pour lui laisser - à elle et à son équipe - notre enfant chérie toute la semaine, plusieurs heures par journée. Depuis une semaine, je me surprends à traîner quelques minutes supplémentaires lorsque je dépose ma fille, à croire que je me suis déjà emparée de la nostalgie que mon enfant aura bientôt pour cet endroit. Je suis certaine qu'elle conservera quelques souvenirs de ces années de bonheur si doux entre enfants. Et j'espère de tout cœur que son petit frère ou petite sœur aura la chance de connaître ces mêmes endroits, où il fait bon d'être un tout petit.


L'homme qui n'avait qu'une chaussure

jeudi 16 février 2017


En sortant du travail, j'ai croisé un vieil homme qui semblait marcher avec difficulté. Il avait une barbe grisâtre emmêlée, un bonnet si peu épais qu'il en était transparent et surtout... il n'avait qu'une chaussure. Son pied droit n'était protégé des pavés durs que par un sac plastique bleu fourré de divers papiers. Quant à l'expression vide de son visage, les mots me manquent pour en faire état ici. 
C'était l'heure de pointe à Bordeaux. Les gens défilaient, souvent le sourire aux lèvres d'ailleurs, enjoués par cet agréable soleil de fin de journée. Des étudiants, des mères de famille, des couples, des cadres, des bandes d'ami(e)s, j'observais la curieuse scène qui se déroulait. Tous et toutes le frôlaient sans même sembler lui adresser un seul coup d’œil. Pourtant, la couleur atroce de ce sac plastique ne pouvait passer inaperçu. Alors, pourquoi ? Mais enfin, pourquoi personne ne s'arrêtait ? 
Le vieil homme continuait d'avancer lentement et douloureusement vers ce qui s'apparentait à sa couchette, un matelas posé au ras du sol. Il semblait bien moins outré que moi qu'on ne le remarqua pas. En somme, il avait peut-être appris à faire partie du décor. Aussi misérable fut son quotidien. Aussi douloureux fut ce pied auquel il manquait une chaussure. Il ne demandait rien, lui. 
Cette scène ne s'est en réalité déroulée que sur une ou deux minutes, bien qu'elle m'ait semblé prolongée de longues minutes de détresse. Je l'ai suivi depuis ma voiture, arrêtée à un feu rouge, dans une rue à sens unique. Impossible de revenir sur mes pas, pourtant je n'avais qu'une envie : le prendre par le bras, rentrer dans le premier magasin et lui acheter cette foutue paire de chaussures. A défaut, je lui en amènerai des un peu moins neuves (merci à mon mari), mais tout aussi robustes et utiles que celles que j'aurais aimé qu'il choisisse. Elles sont déjà dans mon sac. Prêtes. 

Pourquoi ce petit chien en illustration ?
Parce que c'est également un sans-abris que je croise chaque soir, accompagné de ses jeunes maîtres alcoolisés. De même que pour le vieil homme déchaussé, il ne semble pas émouvoir grand monde ce chiot, même endormi sur un sol dégoulinant de bière avec en guise de laisse un vieux ruban irritant. Ce soir, j'ai posté son portrait sur les réseaux sociaux. Ô surprise, ce petit semble tout à coup plus attendrissant, il suscite l'intérêt, on me pose même des questions sur son histoire... 

Mais enfin, faudrait-il que je poste une photo du vieil homme pour que tous ces passants prennent enfin quelques minutes de leur temps pour le considérer, et peut-être, imaginer quel petit coup de pouce ils pourraient lui donner ?
Allons plus loin. Faudrait-il pointer du doigt ainsi tous les malheureux afin d'espérer un peu d'aide ?


J'aimerais beaucoup, si cela pouvait améliorer le sort de quelques uns. 
Mais j'entends déjà les remarques clichées telles que "Arrête, tu ne peux pas porter toute la misère de ce monde sur tes épaules", ou  encore "Mais attends, tu sais il y en a partout, tu crois que tu peux y changer quelque chose ?"
Bien. Alors , laissez-moi vous rappeler un conte auquel je tiens énormément.

*

Un de nos amis marchait sur une plage mexicaine déserte, au coucher du soleil. Peu à peu, il commença à distinguer la silhouette d'un autre homme dans le lointain. Quand il fut plus près, il remarqua que l'homme, un indigène du pays, ne cessait de se pencher pour ramasser quelque chose qu'il jetait aussitôt à l'eau. Maintes et maintes fois, inlassablement, il lançait des choses à tour de bras dans l'océan.
En s'approchant encore davantage, notre ami remarqua que l'homme ramassait les étoiles de mer que la marée avait rejetées sur la plage et, une par une, les relançait dans l'eau.
Notre ami était intrigué. Il aborda l'homme et lui dit: "Bonsoir, mon ami. Je me demandais ce que vous étiez en train de faire."
"Je rejette les étoiles de mer dans l'océan. C'est la marée basse, voyez-vous, et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir du manque d'oxygène."
"Je comprends, répliqua notre ami, mais il doit y avoir des milliers d'étoiles de mer sur cette plage. Vous ne pourrez pas toutes les sauver. Il y en a tout simplement trop. Et vous ne vous rendez pas compte que le même phénomène se produit probablement à l'instant même sur des centaines de plages tout le long de la côte? Vous ne voyez pas que vous ne pouvez rien y changer?"

L'indigène sourit, se pencha et ramassa une autre étoile de mer. En la rejetant à la mer, il répondit: "Ça change tout pour celle-là!"

Le chat de vingt ans et vingt jours

vendredi 30 septembre 2016


"Non maman, je veux le gris..."

Léo.
Son regard de chaton minuscule a croisé celui de la petite fille que j'étais à l'automne 1996, tandis que je tenais son frère dans les bras. Coup de foudre. Quelques jours plus tard, il intégrait notre famille pour ne plus jamais la quitter... plus jamais. 

Léo est de ces chats qui honorent fièrement la croyance selon laquelle les félins auraient plusieurs vies (neuf, pour être exacte). Je ne saurais vous dire combien d'entre-elles il a utilisé, mais j'aime à penser qu'il ne lui en restait plus aucune en réserve et que le temps du soulagement était grandement bienvenue pour lui. Parmi quelques uns de ses exploits : 
- glisser du quatrième étage à cause d'un cendrier en verre sur un rebord de fenêtre (le vétérinaire ne donnait pas cher de sa peau, mais cet évènement date d'il y a déjà plus de 10 ans !)
- se perdre pendant près d'un mois dans un golf du Bassin d'Arcachon après notre emménagement depuis Paris... mais revenir fringant un beau matin
- se faire rouler dessus par une voiture et se retrouver la mâchoire fendue en deux (le vétérinaire a réussi à la lui fixer avec un "clou" qu'il dû garder quelques temps également)
- etc... :) 
Léo était un guerrier. 
Parfois, il me ferait presque penser à cette comptine pour enfant "Mais... le matou revient, le jour suivant !" sauf qu'il est question de se débarrasser d'un chat, et que nous concernant, on l'aurait bien gardé éternellement notre Léo. 

*

Il y a certains épisodes de notre vie qui nous poussent vers cette nécessité de croire en la possible réincarnation des âmes. De se rassurer et de se dire que cette petite vie fragile qui, il y a encore quelques secondes, s'exposait sous forme de ronronnements et de coups de tête câlins ne peut avoir disparu totalement. Passer de la vie au noir total. De la chaleur au froid. Du moelleux au rigide. Comment croire en la mort ?
Ayant disposé son petit corps dans le cercueil que nous lui avions tous préparé, je suis bien consciente que ce n'est pas mon chat qui repose dans cette boîte. Je ne peux m'empêcher de l'imaginer déjà ailleurs. Je suis totalement athée, mais comme je suis heureuse d'y avoir glissé - au milieu des mots d'amour et photos de sa famille - le jumeau de ce Bouddha. 

Ainsi, je me dis que notre amour est tout simplement en train de faire un beau voyage... et s'il revient un jour sous une autre forme, j'espère de tout coeur qu'il pensera à venir nous faire un coucou. En attendant, Léo est notre étoile. 


Le laisser partir. 

J'avais beau être parfaitement consciente - depuis un peu moins de cinq ans - que mes parents pouvaient m'appeler à tout moment et m'indiquer que notre gros matou s'en était allé... lorsque je reçu l'appel de ma mère la veille du Jour-J, inutile de décrire la puissante tristesse qui me traversa. Sans le dire clairement, il était évident qu'elle me demandait "l'autorisation" pour valider le rendez-vous à la clinique... Léo était bien plus devenu leur chat que le miens, mais il était notre chat-totem, celui qui nous avait accompagné à travers les déménagements, les vacances, les séparations, les retrouvailles... Il était - et sera toujours - notre famille. Un petit morceau de chacun de nous quatre. Mon père qu'il ne quittait plus pour les câlins, ma mère qui s'en est occupé jusqu'au bout, ma petite soeur qui est quasiment née avec lui et moi sa maîtresse officielle, celle qui l'avait choisi parmi ses autres frères et soeurs au fond de ce petit carton. 

Croyez-moi, l'euthanasie était un acte d'amour profond à ce stade : la santé de Léo s'était fatalement dégradé ces derniers jours, et son corps était totalement décharné. On se demande toujours QUAND arrive le bon moment pour mettre fin à la vie d'un animal... On doute, on espère, on attend. Mais heureusement, nous n'avons pas attendu plus longtemps. Il était vivant certes, mais à bout de force. Je vous épargne les détails de sa dernière journée de vie et les différentes réactions que nous avons tous eu face à cette épreuve. Sachez seulement qu'il est parti profondément entouré d'amour. 
Toute la famille était d'accord : nous devions l'emmener uniquement mon père et moi (ma mère avait déjà énormément donné niveau "soins palliatifs" et était vidée d'énergie avec une récente infection) quant à ma petite soeur, nous l'avions convaincu de ne pas délaisser son après-midi de cours sur Bordeaux et de se concentrer sur son chaton nouvellement arrivé. 


Avant de partir à la clinique, ma soeur m'a supplié de lui chanter "Your song" reprise par Billy Paul le moment venu, afin que notre Léo emprunte un chemin heureux et paisible pour son départ. Une chanson symbolique pour nous. J'ai bien tenté. Je pensais réussir à sourire pour lui jusqu'au bout.. mais le torrent de larmes retenu de toutes mes forces depuis des heures, ainsi que ce besoin irrépressible d'enfouir mon visage une dernière fois contre son petit flanc qui se soulevait à un rythme de plus en plus lent me fit capituler. Je mis la chanson sur mon iPhone, tout bas, et le couvris de baisers avec mon père, entre deux sanglots étouffés. 


°oO Bill Withers - Lean On Me clic Oo° 

Je suis incapable de mieux construire ou relire cet article, sinon je vais à nouveau épuiser une boîte entière de mouchoirs... alors je vais le laisser tel quel. J'avais besoin d'écrire quelque chose pour Léo. Pour toi mon bébé chat, qui restera toujours cette extraordinaire petite boule de poils qui venait frotter ton museau contre mon nez alors que je prenais un bain à six ans... celui qui prenait également toute la place dans mon lit d'enfant, celui avec qui je pouvais m'amuser pendant une heure seulement avec une brindille du jardin, celui qui pensait me faire plaisir en me ramenant tous ses trophées de chasse, celui qui fut réellement mon premier bébé, celui qui ne disparaîtra jamais. Tu vis en nous Léo, en chacun de nous quatre, et je t'aime tant mon chat. 




Cinq choses que vous ignorez à mon sujet

dimanche 31 janvier 2016



Ce tag tourne depuis plusieurs mois maintenant, et on retrouve aisément ce type d'articles sur pas mal de blogs. Comme si les blogueuses ne dévoilaient déjà pas assez de futilités, j'ai eu à mon tour l'envie de me livrer un peu plus à vous qui me lisez derrière votre écran. Oh, je ne vous promets pas de spectaculaire révélation, seulement des anecdotes que quelques unes de mes amies peuvent sans doute encore ignorer :) 

* J'ai une jambe plus longue que l'autre (ou une plus courte que l'autre !)
Pas d'affolement, vous ne découvrirez rien sur mes photos Instagram de plein pieds, c'est très subtile et la seule gêne que j'en ressens est d'avoir un genoux un peu douloureux les jours de pluie. C'est ce symptôme même qui m'a conduite à faire quelques examens, pour en arriver à ce drôle de diagnostic. Cet écart n'est que de 0,9cm, et à ce n'est qu'à partir d'1cm que la sécurité sociale prend en charge les soins (kiné and co). Pas de chance, hein !

* Je suis (parfois) extrêmement impulsive 
Sous des airs plutôt doux et calme, mon caractère de bélier de mi-avril se tapit secrètement et n'attend que le moment propice pour bondir : l'envie d'un Mcdo, de passer de brune à blonde, d'un tatouage, d'une virée à Barcelone ou encore d'adopter deux rates ou un yorkshire (derniers coups de folie en date)... mon temps de réflexion peut ne pas excéder les 3min lorsque je suis prise de ces envies. Qui plus est, je suis une grande adepte des surprises, pas me concernant, mais pour ceux que j'aime. 

* Adolescente et très jeune adulte, j'ai eu des périodes d'anorexie et boulimie
Rien de bien extraordinaire, si l'on en croit les statistiques. Pourtant cela reste un vilain tabou. Je trouve cela idiot. Ces troubles du comportement se sont déclarés pour des raisons qui ne regardent que moi. Cependant, mon souhait aujourd'hui est de parler librement de ces maux, afin de mettre en garde les jeunes femmes (bien qu'elles soient enfermées dans un cercle noir et souvent incomprises de leurs proches). C'est une redoutable maladie : mais on s'en sort ! Protégez vos petites soeurs, vos filles, vos jeunes amies... l'anorexie et la boulimie laissent des traces à vie. C'est ainsi que je me retrouve aujourd'hui avec une hernie hiatale, un endobrachyoesophage (oui, je vous invite à faire une petite "googlisation"), quelques ulcérations, et plus aucun émail sur les dents. Alors que cela fait des années que ces troubles sont enterrés, je devrai jongler avec ces complications toute ma vie durant. Dernier détail : une personne de poids normal peut tout à fait être atteinte de ces troubles, donc surveillez les comportements à risque des personnes qui vous sont chères. 

* Mon arrière grand-mère maternelle est hongroise
Petite, on me racontait quelques morceaux de l'histoire de cette femme... un récit au compte-goutte car... je dirais que ma famille maternelle à toujours eu un goût prononcé pour les "secrets de famille" (qu'elle pense sacrée, alors qu'ils sont inutiles et font plus de mal aux enfants qu'autre chose. Bref, passons). J'aurais aimé en savoir plus sur cette arrière grand-mère juive qui a fui son pays pour échapper aux camps. Cette femme qui a dû changer de prénom une fois arrivée en France, et se faisait pointer du doigt à l'école avec sa petite soeur. Nous n'avons tous appris qu'à la mort de cette dernière, il y a quelques années, qu'elles étaient juives. Sacrée mythologie familiale. Cela mériterait bien un bouquin, tiens. 

* Quand j'avais 9 ans, j'écrivais des dizaines de poèmes par jour
Véridique. Je possédais plusieurs petits carnets à spirales remplis de vers aussi craquants que niais. Ne connaissant absolument rien aux techniques habituellement utilisées dans cet art, j'innovais comme l'aurait fait n'importe quelle enfant passionnée par son dessin... je fonctionnais principalement sur les rimes, le lyrisme et la beauté. Je pensais que "poète" était une réponse que l'on pouvait crier haut et fort à la maîtresse lorsqu'elle nous demandait ce que nous souhaitions devenir plus tard. Oui, on pouvait effectivement le crier haut et fort. Et c'était mignon, c'était juste mignon. Ces petits carnet remplis d'écritures d'une gamine de CE2 doivent désormais croupir au fond du garage de mes parents, dans un vieux curver en plastique rouge. Je ne vais pas leur jeter la pierre, ma princesse a tout juste deux ans et je ne sais déjà plus où ranger les pochettes remplies à ras-bord de ses "oeuvres" ;) 


Et vous, me diriez-vous 5 choses que j'ignore sur votre personne ? 



Adieu, mon méchant favori

dimanche 24 janvier 2016

Depuis toujours, j'ai des goûts et des avis sensiblement différents des personnes qui m'entourent, et cela est d'autant plus notable si nous avons le même âge ! J'ai appris à en rire. Un exemple. J'ai souvent eu tendance à être fascinée par des personnalités qui ne passionnaient pourtant pas les foules au premier coup d'oeil. Vers mes 11 ans, j'ai donc dû taire l'admiration toute particulière que je développais pour un homme, qui depuis son apparition dans le tout premier Harry Potter, a provoqué chez moi un engouement total. Le "coup de foudre" se déclara réellement lors de la première écoute de sa véritable voix. Inoubliable, inimitable. Ses films, ses pièces, ses écrits, ses actions, un clip... je le suivais gentiment et cela fait 14 ans que je projette de le rencontrer "un jour, lorsque l'on en aura l'occasion" avant qu'il ne disparaisse.
C'était sans compter sur cette série noire de janvier...

Si j'ai été affectée par les décès successifs de Michel Delpech, Galabru puis la star internationale David Bowie... cela est sans comparaison avec la peine ressentie lorsque mon mari m'a annoncé par sms (avec autant de douceur possible, sachant pertinemment l'importance de l'acteur pour moi) : 


Le décès d'Alan Rickman. 

Oui, cet homme était mon acteur favori. Dans la plupart de ses apparitions, il était cantonné à des rôles de méchants que l'on adorait détester (ou que l'on détestait adorer). Il jouait à la perfection, avec une sincérité émouvante. Sur les réseaux sociaux, j'ai rapidement constaté (avec bonheur, car c'était un réconfort) que nous étions des millions à le pleurer... A mon sens, ce formidable acteur n'a jamais été récompensé à la hauteur de son talent. Fidèle aux seconds rôles, jamais vedette centrale d'une pièce ou d'un film, Alan était un grand homme qui se battait également pour des causes nobles (récemment, la crise des réfugiés).
Ce qu'il ne nous disait pas, c'est qu'il combattait aussi, et secrètement, le mal qui le rongeait... Il s'est envolé à seulement 69 ans, laissant un vide immense. 

Aujourd'hui je n'ai plus 11 ans, et ce rêve évanoui, je ne me garderai pas d'exprimer mon infinie tristesse face à la disparition de celui que la Grande-Bretagne surnommait "The voice". Certes, il y a plus "grave" (et croyez-moi, j'ai malheureusement une bonne échelle de mesure !), et je n'aurais jamais pensé être à ce point submergée de chagrin. Mais je l'accepte, et je rebondis : plus question d'attendre des mois ou des années pour vivre ce que je désire vivre. Nous n'avons aucun idée de l'instant où tout s'arrêtera pour nous aussi. Dans un accident inattendu, après une lutte acharnée contre une maladie, ou bien paisiblement en bout de course... 

J'ai pleuré de tristesse, mais de rage aussi. De ne pas avoir cherché à le rencontrer (comme je m'en étais fait la promesse), avant ce terrible drame. Cette colère orientée contre moi-même, je n'en veux plus, un nouveau sentiment bienveillant fait à présent écran. Tant que je serai en vie et en bonne santé, je réaliserai mes rêves (et même ceux qui paraîtront étranges aux yeux d'autrui) ;) 

Repose en paix mon très cher Alan.



Une nouvelle année tant attendue

lundi 18 janvier 2016



Après de longs mois à penser que ce blog ne resterait qu'un chapitre clôturé de ma vie, demeurant ouvert à qui veut bien s'y perdre... je me suis connectée sur ma page... 
Et là, surprise. 
Les statistiques du nombre de visites parlent : il semblerait donc que certaines lectrices guettent toujours un nouvel article malgré que j'ai totalement délaissé ces pages. Baume au coeur, par ce lundi tout gris et froid. 

Ressentant depuis quelques jours l'envie de partage et d'écriture, il devient évident que ce blog doit reprendre vie d'une manière ou d'une autre. Avec des thèmes sans doute moins axés sur la maternité (même si bien entendu, il me sera impossible d'éviter de parler de me raison de vivre : ma princesse !), je pense notamment à m'orienter vers plus de catégories barbares appelées "Lifestyle" ou encore "Découvertes", voire même des articles un peu plus intimistes et basée sur mon unique expérience. 

Bien que très mouvementée, cette année 2015 s'est terminée pour moi en beauté : un mariage surprise, une famille en pleine santé, des retrouvailles avec certains de mes proches perdus de vue depuis trop longtemps, un Noël à trois absolument magique à Andorre, l'adoption de deux petites ratatouilles, une admission en Bachelor ressources humaines (j'y reviendrai dans un prochain article), le rapide décrochage d'un emploi à temps plein (là encore, j'y reviendrai), la bonne résolution de prendre enfin des cours de portugais (langue maternelle des grands-parents paternels de ma fille) et plus que jamais : une envie de développer au quotidien une pensée saine et positive ! 

En définitive, une année bien chargée m'attend :) 
De quoi avoir matière à déposer ici quelques mots... n'est-ce pas ! 

* * * 

Vous remarquerez que je suis passée en profil privé sur Instagram. Partageant énormément de photos quotidiennes (même si elles ne sont pas le reflet réel de la vie), il est vrai que je préfère avoir le contrôle sur qui les consultent. 


Ce que j'aime de ce nouvel automne.

dimanche 20 septembre 2015


°oO Lana del Rey - High by the beach - clic Oo°

Les feuilles commencent à peine à revêtir leurs tenues orangées que déjà la brise se fait plus fraîche ces temps-ci. Rarement je n'avais accueilli l'automne avec autant de joie. Comme si j'avais hâte de passer à une autre saison, une autre période, plus flamboyante et heureuse. La promesse d'un renouveau. 
La routine douce des matinées cocooning se met alors en route. Revêtir à nouveau mes gros pulls douillets pour monter réveiller ma princesse, biberon chocolaté bien en main. Plonger mon nez dans ses doux cheveux au parfum de bébé tout neuf... qu'ils ont poussé, ses cheveux ! Me faire chauffer une infusion pour l'oublier, et la retrouver quinze minutes plus tard à sa place, dans le micro-ondes (c'est ainsi que je les bois). Nous préparer doucement, la déposer à la crèche après un trajet en voiture de quelques minutes fortes de chansonnettes-medley qui n'appartiennent qu'à nous. C'est une enfant joyeuse et aimant la compagnie des autres, elle ne s'attarde que quelques secondes cramponnée à mes jambes (reconnaissante, tout de même, cette petite !) avant de me lâcher, et de s'élancer vers les plus grands de son groupe. Elle aime être tirée vers le haut... et moi, je reste béa devant ses progrès continuels. J'aimerais être à la hauteur. Pour elle. 
Entre deux rédactions pour le travail, je me perds parmi les pages de Delphine de Vigan... qui réveille en moi de profondes émotions. Je mets en fond la série Outlander, qui m'a donné la folle envie d'aller traîner mon popotin dans les Highlands avec ma petite famille. Aria de Bach m'enivre toujours autant et j'observe d'un oeil neuf le monde du digital, un oeil plus lointain... et tente de n'en retirer que le bienveillant. 
Je dépose des mots ici et là. Et surtout ici. Pour me soulager. 



Pause à contre-coeur

lundi 23 juin 2014


J'ai toujours aimé écrire, déposer sur un joli support et de manière indélébile des mots, des pensées, des sentiments et souvenirs. Ce blog a contribué à m'épanouir dans de nombreux domaines, et je prenais énormément de plaisir à écrire chacun des articles qui le composent (je réfléchissais déjà à celui sur le voyage que nous ferions avec mini-princesse au Portugal, au concert "On the run tour" auquel nous assisterons en septembre, bref). 

Plongée dans le monde du digital, je me sentais bien. Trop, peut-être... pour me rendre compte que les encouragements que j'avais reçu de mon entourage (au début) commençaient à se transformer en reproches. Je ne pensais délaisser personne. Moi qui pensais réussir à tout mener de front, et me débrouiller plutôt pas mal... c'est un beau loupé. 

Je tweetais, live-tweetais, instagramais, toute la journée, sans arrêt, comme presque nous toutes, j'adorais, je retrouvais même ce que j'avais perdu il fut un temps. Je faisais une veille perpétuelle sur chacun des réseaux à propos des sujets qui m'intéressaient (et, shame on me, je me suis même remise à facebook..compte que je viens de supprimer, dans ma lancée). Mais je n'ai rien raté de mon bébé, je préparais des soirées et à mon homme, participais aux repas de famille ou entre amis. Il en aurait fallu plus, apparemment. 

Une licence à passer l'année prochaine, un bébé à gérer 5 jours par semaine en autonomie, des missions de rédactrices web ou community management professionnelle à honorer et surtout, ma vie de couple pour laquelle j'ai déjà eu à me battre trop de fois dans le passé... Je suis essoufflée. Trop d'épreuves traversées il y a quelques années pour me battre à nouveau. Je baisse les "armes" (que je pensais salvatrices et douces). On m'a fait comprendre que je n'étais pas wonderwoman. Certaines y arrivent pourtant, j'y croyais, je voulais des projets, des rencontres, ce ne sera donc pas pour moi.

Vous commencez à comprendre le but de cet article (même si le titre est sans équivoque). 

Mon blog est en pause indéterminée. 
  • Twitter : Je continue ma veille digitale et dévorerai chaque article intéressant, mais ne serai plus du tout une twittos "premium" qui va chercher l'info et veut la faire partager à ses followers chéris. Il se peut que je sois bien plus lente à répondre au DM. 
  • Instagram : Je continuerai sans doute à poster, mais de manière beaucoup moins fréquente, des photos de mon quotidien. En revanche, je ne consacrerai plus que très peu de temps (et veuillez m'en excuser) à regarder, aimer, commenter vos photos. 
  • Rédactrice web : Ma plume et mes idées demeurent disponibles si une jolie occasion se présente, que cela soit pour des missions ponctuelles ou bien encore du long terme. J'étudierai chaque demande au cas par cas. Vous savez comment me joindre (adresse email dans la colonne de gauche). 

"Ce blog, je l'ai commencé quand tu étais nichée depuis à peine 3 petits mois dans mon ventre ma mini-princesse. Maman t'aime, et tente de faire le mieux pour toi, pour nous." 

Si l'envie vous en dit, vous pouvez consulter les archives, relire certains de mes anciens articles, car il n'y en aura pas de nouveaux. Elles se trouvent dans la colonnes de droite, vous pouvez dérouler mois par mois les anciennes pages C'est là, que je me rends compte que ce blog a un an, une toute petite année, et on lui dit déjà au-revoir... J'ai envie de crier "pourquoi ?". 

Au-revoir mes copines de grossesse, les lifestyles, les culturelles, les modeuses, les beautés, et toutes les autres, vous saurez comment me contacter si nécessaire : email, snapshat, sms, whatsapp & co. Si vous avez besoin, je suis là. Merci de m'avoir faire vivre cette belle aventure. On sera bientôt autorisées à se retrouver, je l'espère. 

Petons sur canapé

mardi 18 mars 2014


Chaque jour, tu ouvres un peu plus tes yeux sur le monde, et la nouveauté te décroche parfois un sourire approbateur ou curieux. Le matin, tu peux ignorer Belle qui tourne autour de ton lit, et le soir, n'avoir d'yeux que pour elle, t'amuser de ses mouvements fous. Sur le beau tapis d'éveil que ton papa t'a offert pour ton second moiniversaire, tu fais fièrement la démonstration de nouveaux exercices de gym, fais bouger de tes petits doigts fins cette peluche suspendue, et nous rions de tes gazouillis de petit oiseau bien repu. Ta phase d'éveil a bel et bien commencé, et tu changes... ou plutôt, ton regard change. Le monde qui t'entoure attise ta curiosité et tu aimerais comprendre. Serait-il objectif d'affirmer que tu sembles déjà développer une certaine curiosité et un sérieux notable ? Sans doute que non, et pourtant, tout le monde s'accorde à dire que tu es tout à fait troublante avec ces deux énormes bijoux noirs et profonds que l'on appelle des yeux. Tu as seulement un mois et demi de moins que tes deux copains (photo ci-dessus), et pourtant tu ne les vois pas encore, tandis qu'eux sont capables de se répondre de ravissants sourires. Quelle belle découverte tu feras d'ici quelques jours, semaines, mon ange. Hier, vos mamans ont immortalisé une de ces après-midis que nous passons tous ensemble, avec le naïf et romantique espoir que dans plusieurs années, vous retombiez chacun sur cette photo, émus... 

Les pages oubliées

mercredi 12 mars 2014

Au lycée, j'étais fière d'être ce que l'on appelait, sans grande justification pourtant, une "littéraire". J'étais bonne dans ces matières, j'adorais cela. Lire , analyser, synthétiser, rédiger, argumenter, décrire, raconter. Si bien qu'à l'origine je souhaitais devenir professeur de littérature, voire littérature anglaise. Et puis les aléas de la vie, la réalité des choses, les choix à prendre, m'ont orientés vers un tout autre chemin. 

Il m'arrive donc bien souvent de regretter ces moments où je prenais le temps d'ouvrir avec plaisir de beaux romans. Ma propre histoire a sorti ces livres de ma vie, lentement. C'est évident, mon temps octroyé à la lecture de ces-derniers a progressivement été remplacé par les moments à deux, le travail, les quelques déplacements, les papiers, puis le chômage, la grossesse, les magazines traitant de bébé, les articles blogs, les réseaux et enfin, ma fille. On peut appeler ça des "priorités", mais je les désignerais plutôt par le mot "excuses" ! Je ne compte plus les malheureux livres que j'ai corné jusqu'à la moitié de leurs pages, avant de les laisser de côté par manque de temps. Je ne sais plus combien d'histoires, de personnages, de romances j'ai abandonné jusqu'à en oublier totalement l'auteur, le titre...

Ecrire cette réflexion ici, c'est en quelque sorte un pacte que je signe avec moi-même. Un article pour me rappeler qu'avoir à portée de main tous les livres du monde est une chance, et que je me dois d'en profiter à nouveau. Le déclic a été le soleil de ces derniers jours. Oui, le soleil. Allongée dans le jardin, au lieu de prendre (comme à mon habitude) mon smartphone afin de jeter un coup d’œil aux derniers tweets ou photos Instagram, j'ai attrapé un livre que je venais de retrouver, au fond d'un tiroir. C'était comme une ancienne amie que l'on retrouve. Une amie qui, on le sait, nous veut du bien. Des romans pour aimer, des romans pour rire, des romans pour apprendre, pour  imaginer, pour comprendre, pour partager, pour pleurer, pour réagir. Les livres sont tellement riches. J'espère que la venue des beaux jours m'encouragera dans cette lancée, car je souhaiterais réellement retrouver les liens que j'entretenais consciencieusement, autrefois, avec ces jolies pages oubliées. 


°oO Ave Cesaria - Stromae |clic| ♫ ♪ Oo°


Un monde que l'on voudrait tellement plus doux

vendredi 21 février 2014

Ma fille deviendra-t-elle maman ? Cette drôle de question, à laquelle il ne m'appartient pas de répondre, me serre le ventre et le cœur. Si pour ma part je ne conçois pas de vie heureuse sans enfant, ma fille éprouvera-t-elle ce besoin inné de donner la vie tandis que nous avançons tous dans un monde qui se marche sur la tête, dirigé par des assoiffés de pouvoir et de richesse, bousillant notre planète et tout ce qui en fait sa beauté ? La décision lui appartiendra bien entendu... mais j'y pense déjà. Devenir maman c'est beaucoup de culpabilité face à ce qu'il se passe dans le monde. Tu aimerais préserver ton enfant du chagrin, du malheur et de pire. A quoi ressemblerons-nous d'ici quelques années ? Dans quel état sera notre environnement ? Chaque matin, lorsque je regarde les nouvelles (qui te mitraillent par le biais de télé, réseaux sociaux, radio..), c'est comme une petite flèche plantée en plein cœur. J'ai envie de pousser un cri égocentrique et désespéré "Arrêtez ces massacres, ma fille ne peut pas grandir sur une Terre où se déroulent de telles atrocités !". Et pourtant... il le faudra bien. Je la regarde, si petite, si fragile, si innocente. C'est ma fille, je ne peux que désirer le meilleur pour elle, de tout mon être. Alors chaque matin, j'espère aussi qu'une lueur d'espoir d'un monde meilleur se fera sentir, que de belles décisions seront prises, que des dictateurs seront à nouveau renversés, que cette espèce sera sauvée, que cette Mer retrouvera son eau, que des affrontements cesseront, et beaucoup d'autres espérances utopiques et un peu naïves. Il me faut encore garder ce cœur serré, car une telle transformation de notre univers n'est pas pour demain. Pourtant, avoir un enfant c'est penser justement à demain. Et j'espère qu'une dynamique positive fera bouger l'humanité, pour que nos enfants aient confiance en l'avenir, et retrouvent une sérénité que peut-être nous-mêmes, n'avons jamais connue. 


°oO Somewhere only we know - Lily Allen |clic| ♫ ♪ Oo°

Heureusement, la vie est faite de détails qui enjolivent notre existence, qui nous donnent envie de nous accrocher et d'y croire. Ma princesse ne serait pas ici si nous n'avions pas quelques raisons de croire en un joli futur. 

Nos instants thé

mercredi 19 février 2014

S'entourer de mamans de ton terme est une si bonne idée. La magie d'Internet permet aujourd'hui de faire la connaissance de dizaines (aller, de centaines si tu pousses un peu) de femmes qui vivent précisément la même chose que toi. Grâce à ce blog et aux réseaux sociaux, j'ai effectivement fait de merveilleuses rencontres... Des futures mamans de loin, d'autres plus proches, que j'ai pu apprécier in real life.Tout naturellement, quelques sessions "thé gourmand" se sont installées depuis plusieurs semaines avec Albane et Laura, toutes deux heureuses mamans de petits princes nés un mois et demi avant mini-princesse. Une chance de les avoir rencontré. Elles n'hésitent pas à m'offrir de précieux conseils, directement issus de leur fraîche expérience de quelques six semaines de plus que moi, que j'accepte volontiers. 
°oO Happy get lucky - Pomplamoose |clic| ♫ ♪ Oo°

C'est autour de délicieux gâteaux faits maison, et de mugs remplis de thé fumant que l'on parle sans tabou de nos bébés, nos ressentis, nos doutes, nos projets, nos craintes, nos convictions, nos joies et nos attentes. Les paroles sont honnêtes et sans faux-semblants, les mots des deux premières en rassurent une autre, et vice et versa. On se reconnaît dans certaines phrases, dans certains aveux... Être maman ce n'est pas forcément évident, qu'on se le dise, on avance parfois à tâtons avec un bébé dont on n'est pas toujours certaine d'avoir cerné les besoins. Recevoir l'avis bien intentionnée d'une maman de ton entourage c'est avoir la chance de pouvoir regarder la situation sous un autre angle, et parfois trouver une solution à laquelle ton petit neurone rescapé de la grossesse et toi n'auraient pas pu penser seuls, dans la petite bulle de maman débutante. 

 + Doux bisous à toutes les mamans qui se reconnaîtront +

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Jeune maman, confiance en toi tu auras

jeudi 13 février 2014


L'heure est grave, je viens de subir de plein fouet ma toute première grosse remise en question de jeune maman. La pédiatre en veut à mon allaitement. C'est le moment de pousser un petit cri de guerre de contre-attaque ! Après m'avoir demandé d'arrêter l'allaitement à la demande (raison : mini-princesse a pris "suffisamment de poids, elle peut largement attendre 3 ou 4 heures entre chaque tétée"), elle s'est rendu compte qu'elle avait littéralement cassé la courbe de croissance de ma fille. Ô rage. Mais ce n'est pas ça qui la ferait se remettre en question au niveau de la régulation des tétées, bien au contraire, elle me fait une ordonnance pour du lait artificiel "parce que là vous comprenez, c'est vraiment pas assez !" (ben oui nounouille, elle prenait presque 250 grammes par semaine avant que j'écoute tes conseils, grr) afin de compléter le soir. Sur ce papier, au lieu du lait, j'aurais pu déchiffrer "Foirage d'allaitement prévu d'ici deux semaines". Autant vous dire que c'est la mort dans l'âme que je suis ressortie du rendez-vous, et pleine de culpabilité. Et puis en consultant les mamans bien avisées sur Twitter, des blogs, ensuite le site de la Leche League et enfin l'avis de mon auxiliaire de puériculture...j'ai repris confiance, et ai eu envie de m'écouter, d'écouter mon bébé à nouveau plutôt que l'horloge. Contre l'avis de ma pédiatre, je ne donnerai aucun biberon de complément jusqu'à notre prochaine visite. Ma fille sera pesée par l'auxiliaire régulièrement, et je reprends l'allaitement à la demande, puisque cela fonctionnait parfaitement avant que quelqu'un n'y mette son nez. J'aimerais que les jeunes mamans ne se laissent pas faire par les pédiatres qui n'y connaissent parfois pas grand chose en allaitement (parce que dans leurs études, il n'existe qu'un module nutrition du nourrisson, en gros) et qu'ils ne se sentent pas tous impliqués dans notre démarche. 

J'imagine que je serai rapidement confrontée à de nouveaux doutes dans ma vie de maman, mais maintenant, avant d'écouter un soit-disant professionnel, je consulterai plusieurs avis et surtout, surtout, j'écouterai mon enfant. Parce que c'est elle qui sait, elle qui choisit, c'est elle qui me guide. Les normes, les chiffres, c'est une chose. Mon enfant, elle est unique et suit son rythme à elle. Et pour l'instant elle s'est très bien débrouillé. Je regretterai toujours cette semaine de "régime" pour elle, ou j'ai écouté les conseils malvenus d'une inconnue, la privant de certaines rations quotidiennes de lait maternel. Plus jamais. Sauf nécessité. 

On croise les doigts pour la suite. 

La nostalgie d'une bedaine pleine

mercredi 5 février 2014

*
En relisant un de mes écrits de femme enceinte pour le site Neufmois.fr publié hier après-midi, j'ai dû me rendre à l'évidence et reconnaître que oui, je suis tout à fait nostalgique de ma grossesse. Être enceinte fut un moment de grand bonheur pour moi, de bout en bout et ce malgré tous les petits maux qui entouraient cette période inoubliable de mon existence. Je me sentais entière, vivante, invincible pour ainsi dire. Cette grossesse m'a fait oser, elle m'a libéré. J'avais hâte d'être maman, mais ces neuf mois pour s'y préparer sont presque trop courts finalement... J'étais on ne peut plus prête à devenir mère, c'est certain, mais j'aurais voulu déguster encore plus longtemps cet état de grossesse. Cela doit être humain de vouloir faire "durer le plaisir" avant la révélation d'une incroyable surprise. Vous savez, comme quand vous vous amusez à repousser un peu l'ouverture d'un cadeau que vous attendez depuis des mois ou des années, ou encore quand vous savez que vous allez passer une soirée inoubliable car préparée longtemps à l'avance, ou alors quand vous prévoyez de revoir une personne qui vous manque énormément et que vous n'avez pas revu depuis une décennie. Eh bien sans comparer l'intensité de ces plaisirs avec la naissance de son enfant, la grossesse c'est un peu de ça, aussi. On a hâte d'être au jour J, oui, bien sûr... Mais finalement, on n'est pas réellement pressé que cette savoureuse attente se termine... car après elle, il n'y aura plus jamais d'aussi beau cadeau à attendre. 

°oO In this world - Moby |clic| ♫ ♪ Oo°