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Passer un Bachelor à distance avec Icadémie

samedi 30 septembre 2017


Depuis quelques jours, j'ai enfin pu fêter cet événement que j'attends depuis maintenant presque trois ans : l'obtention de mon diplôme. Si cette année de Bachelor en marketing & communication (une spécialité qui s'est naturellement imposée à moi au fil du temps) fut relativement calme, la route pour arriver à trouver ce qui me convenait fut elle, bien plus tortueuse. La première difficulté étant que je ne puisse passer que par l'enseignement à distance, puisqu'il m'était inconcevable de ne pas être disponible pour ma fille en dehors de la crèche, ou bien d'arrêter totalement de travailler. 
Pour mieux comprendre ce cheminement, il faut remonter trois ans plus tôt. J'avais déjà entrepris en 2014 de reprendre une licence professionnelle à distance avec l'Université Jules Verne. A l'époque, j'avais fourni trop d'espoirs sur une formation mal organisée. L'interface d'e-learning était déplorable, de nombreux cours étaient manquant, et le soutien des tuteurs quasi inexistant. Mon prêt étudiant devait me servir à bénéficier d'un enseignement plus utile... je me remis en quête d'une nouvelle formation.
La rentrée suivante, je découvris le concept d'Icadémie, une école d'enseignement supérieur pionnière en matière d'e-learning. Des diplômes non universitaires, mais reconnus par l'Etat et les entreprises (les fameux "Titres RNCP de niveau II" / équivalent du Bac+3/4 pour un Bachelor donc). Seulement au lieu de m'inscrire dans le domaine de formation qui m'intéressait, je choisis d'opter pour un Bachelor ressources humaines. Pourquoi ? A cette période, je m'étais intimement persuadée que je ne parviendrais que par miracle à me démarquer parmi tous ces candidats sortant d'un Master grande école lors d'une sélection pour un poste en marketing, secteur très prisé des jeunes diplômés. Je voulais miser sur un parcours à double compétence. Il me semblait que le secteur des ressources humaines était plus accessible.

Mais lorsqu'on s'embarque dans une aventure qui ne nous botte pas, où trouver la motivation ? C'est ainsi que, sans surprise, j'abandonnai rapidement ce cursus en sentant poindre une touche de résignation quant à ma reprise d'études. Cependant, j'avais désormais trouvé une école en ligne sérieuse, au format d'apprentissage intéressant et au suivi qualitatif... Il me fallut encore laisser passer plusieurs saisons pour laisser mûrir mon projet. 

C'est comme cela qu'il y a un an tout juste, en septembre 2016, je signai tout compte fait pour une année d'étude en marketing & communication chez Icadémie. 
Je vous livre ici un petit retour d'expérience (très personnel) chez cet organisme de formation. Mon cas est assez particulier, mais c'est un témoignage à prendre pour toute personne intéressée. 

* Le Bachelor en lui-même 
Il s'agit d'un Bachelor orienté "Marketing" et proposant une spécialisation. Cette dernière ne prend qu'une petite part des cours et du coefficient final (une épreuve écrite à chaque semestre). Mais veillez tout de même à choisir un domaine qui vous correspond sans vous attendre à en retirer des compétences trop pointues, plutôt une approche généraliste. Pour ma part ce fut la communication des organisations, mais vous pouvez opter pour le webmarketing, le tourisme, la publicité, le marketing du sport, etc. 
Le diplôme délivré à l'issue de la formation est un Titre national, enregistré au RNCP (niveau II) et reconnu par l'Etat ainsi que les professionnels. Il est le pendant de la licence, voir de la maîtrise selon certaines spécialités. Le nom "Bachelor marketing et communication" est tout simplement le terme commercial utilisé par les écoles, quand le véritable graal a un nom plus brut "Titre de Responsable en développement marketing et vente". 

* Les cours 
Une fois votre inscription administrative validée par l'école, vous recevrez vos codes en quelques minutes par email, et pourrez accéder directement à votre espace personnel. Profil, messagerie, forum, cours, vidéos, conférences téléphoniques, agenda, tout se trouve ici. 
C'est à vous de vous organiser, d'établir votre emploi du temps par matière et par semaine selon votre souhait d'avancement. N'hésitez pas à vous servir des documents mis à votre disposition sur la plateforme : selon le volume horaire de chaque matière ou les contrôles continus programmés, vous ne devrez pas consacrer autant de temps au management qu'au marketing opérationnel par exemple. Ces documents vous donne une vision d'ensemble de la formation, chose qui est d'ordinaire le propre du professeur. Mais ici, vous êtes le seul maître à bord. 
J'ai choisi d'imprimer mes cours au fur et à mesure, afin de les ranger, une fois étudiés, dans des classeurs. Peu écologique, mais néanmoins très pratique, cette organisation m'a permis d'avoir toujours à portée de main mes leçons et de voir une progression concrète. 
Concernant le contenu en lui-même, je l'ai trouvé complet. Les cours dépassaient même souvent les compétences attendues à l'issue de la formation, et c'est tant mieux. Si vous travaillez convenablement, vous ne pourrez échouer aux épreuves. 

* Votre classe 
Il est d'usage pour les étudiants d'une même promotion de créer un groupe facebook fermé, et de s'échanger les dernières informations sur celle-ci. J'étais un peu réticente au début (mon côté sauvage), mais finalement cela m'a permis de faire de jolies rencontres. J'ai découvert qu'il y avait également deux jeunes mamans étudiantes dans une situation similaire à la mienne, et nous avons rapidement sympathisé lors des premiers examens à Arcueil. 
Travailler seul(e) dans son coin, c'est bien, mais se sentir moins isolé(e) grâce à quelques messages d'encouragement échangés avec des personnes qui vivent sensiblement la même expérience que vous, c'est nettement plus sympathique. 
Le groupe facebook s'est révélé être également très utile pour échanger certains travaux pour lesquels nous avions besoin des avis d'autres personnes. L'entraide existe, et vous permet de regagner en motivation certains jours plus gris que d'autres. En fin de formation, nous étions une quarantaine sur ce groupe. 

* Les contrôles continus
Lors de votre inscription, vous pourrez télécharger sur votre interface le référentiel de votre formation. De cette manière, vous en apprendrez davantage sur le nombre d'épreuves qui vous attend, et la nature de chacune d'entre-elles : devoir à rendre, écrit sur table lors des partiels ou encore oral téléphonique. 
Une chose à faire absolument lors de votre rentrée, c'est de vous inscrire aux différents forums vous concernant. Dans votre interface d'e-learning, vous le retrouverez facilement, il vous suffit de cocher certaines cases. Ainsi, vous recevrez par email (de manière hebdomadaire) les nouveautés concernant les sujets auxquels vous êtes abonnés. Mais le mieux demeure encore de faire une veille sinon quotidienne, bi-hebdomadaire sur le forum, afin de ne manquer aucune information. Beaucoup d'éléments importants sont déposés sur celui-ci. 
Dans la partie "Contrôles continus" de votre interface, vous trouverez les dates et intitulés de chaque devoir vous concernant. Certains sont de véritables dossiers (surtout dans la seconde période), et nécessitent plusieurs semaines ou mois de préparation avant le rendu final. Mais tout est calculé pour qu'aucun devoir ne demande plus de temps que nécessaire. De manière générale, les devoirs maisons (comptez 7 pages pleines pour un devoir de marketing, et plutôt 3 pages pour un devoir d'anglais) sont déposés sur l'interface le vendredi midi et doivent être rendus le lundi avant minuit. Ce qui est amplement suffisant. 

* Les sessions d'examen
A l'approche de chaque fin de semestre, un formulaire vous est adressé afin de vous proposer de vous positionner sur un centre d'examens pour les prochaines partiels. La première session a eu lieu en mars, la seconde début juillet. Les épreuves à présenter sont propres au premier ou second semestre : en bref, on ne peut pas rattraper une épreuve d'un semestre sur l'autre, il vous faut attendre la prochaine session de "Partiels 1". 

J'ai opté pour des examens sur Paris. La première session se déroulait à Arcueil (la fameuse et non chaleureuse Maison des examens), la seconde dans des locaux privatisés au centre de Paris et bien plus agréables je dois l'avouer. 
Pendant les épreuves (écrites ou orales), vous serez mêlés aux étudiants en formation initiale. Les règles de sécurité et de travail sont les mêmes que pour tous les examens nationaux. 
Ayant de la famille dans cette région, mon mari et moi avons profité à deux reprises de ces journées pour aller rendre visite à nos proches. Si bien que j'ai plus vécu les examens de juillet comme un long séjour estival que comme une épreuve académique.
Très utile : un simulateur de notes est mis à votre disposition sous forme de fichier Excel. Personnellement, il a servi à me "rassurer" pour la dernière session d'examen. 


* Réaliser un stage 
Un stage de deux mois minimum est demandé afin de valider votre mémoire, et donc votre diplôme. Je vous conseille de vous mettre en recherche active dès le mois de décembre qui suit votre rentrée, afin de commencer ce stage avant les premiers partiels (c'est une condition obligatoire puisque vous serez déjà interrogé sur vos missions et votre entreprise d'accueil lors d'un oral). Si possible également, veillez à ce que votre stage s'arrête un ou deux mois avant les seconds examens, de sorte que vous ayez un peu de temps pour réviser convenablement et terminer vos dossiers (voir point suivant).
Par chance, quelques jours après m'être mise en quête du stage idéal (je plaisante, mes exigences étaient minimes, je souhaitais avant tout valider mon année), j'ai été contacté par celle qui est devenue ma collègue et tutrice. Je vous avais parlé de mon expérience chez la coopérative Citiz ici, et de mon grand bonheur de travailler avec les personnes s'y trouvant. 


* Ecrire son mémoire et gérer ses révisions 
Je ne suis absolument pas un exemple à suivre en la matière. L'école nous recommandait de préparer la rédaction de notre projet de mémoire de nombreux mois à l'avance, à grands coups d'échanges avec votre tuteur, de recherches de thèmes, de documentation sur le web et dans les ouvrages thématiques... A mon sens, un mémoire de niveau Bachelor (comptez une quarantaine de page de rédaction, et une dizaine d'annexes) avec un spécialisation en communication, ne pouvait demander une charge de travail aussi importante qu'énoncée. Cela peut paraître prétentieux de ma part, mais je n'acceptais pas de consacrer trop de temps à la recherche d'un thème qui s'imposerait à moi une fois mon stage débuté. Ce que je n'avais pas prévu, c'est de tomber enceinte au moment où j'aurais dû commencer à rédiger mon premier jet. Résultat, j'ai passé mes trois derniers mois d'étudiante à rôder autour de mon canapé, à lutter contre les nausées, et à remettre à demain à peu près toutes révisions tant j'étais incapable de me concentrer sur quoique ce soit. Dans l'urgence, j'ai dû ingurgiter, et ce dès que les nausées ont commencé à s'atténuer, environ cinq mois de cours en l'espace de trois semaines. Il m'a fallu faire des choix stratégiques, et sachez que jusqu'au moment de retourner le sujet de chaque épreuve, la moindre minute était chronométrée ! Finalement, on peut dire que je m'en suis plutôt bien sortie puisque j'ai réussi à répondre à tous les sujets proposés (excepté le droit que j'avais intentionnellement mis de côté), ce qui m'a même valu une mention bien. 

* Être maman, épouse, enceinte et étudiante
Avoir une vie de famille et reprendre ses études peut être quelque chose qui semble franchement culpabilisant au premier abord. La société est toujours là pour vous rappeler que ce n'est pas vous qui ramenez la plus grosse part du salaire à la maison. Mais qu'est-ce qui compte au final ? L'avis des autres sur l'instant, ou bien capitaliser (à deux, car c'est un challenge que je n'aurais jamais pu tenter sans le soutien de mon mari) pour une vie plus confortable dans un futur à moyen et long terme ? 
Ma plus grande chance est d'avoir été formidablement épaulée par l'homme que j'aime. Cela n'a rien enlevé à la culpabilité que j'ai pu ressentir pendant les longues soirées de révision, ou encore le sentiment de dégoût envers soi-même à traîner ma fille à Paris pour ma première session d'examen alors qu'elle était en pleine varicelle... mais sans cet appui de la personne qui m'est la plus indispensable, je n'aurais jamais eu la volonté de poursuivre cette formation contre vents et marées. 
Vents et marées ? Oui. C'est ainsi que je ferais références à ces événements imprévus, qui viennent ajouter du sel à l'aventure. A commencer par la grossesse, qui est plus qu'un simple "événement imprévu" (puisque, pour commencer, il s'agit bien d'un bébé désiré) qui est arrivée avec son lots de petits désagréments. Dès le début du mois d'avril, j'ai commencé à ressentir de très fortes nausées... Et cela a impacté directement la fin de mon stage tout comme ma préparation aux examens (voir point précédent).
Sinon, passer ses examens à 4 mois de grossesse - ce qui m'est arrivé en juillet - n'est pas plus compliqué (je veux dire, il y a des toilettes à proximité... rires). Blague à part, sentir les coups de son bébé alors que l'on se penche sur un examen de législation en ressources humaines est tout simplement de la motivation en barre. Hormones ou pas, je n'ai jamais été aussi heureuse de passer des épreuves.  

* Icadémie : les plus et les moins

- Les plus /// C'est le meilleur rapport qualité-prix (si l'on puis dire, en parlant de niveau de diplôme) que j'ai trouvé dans l'enseignement à distance. Ce diplôme que j'ai passé est présent dans beaucoup d'écoles de commerce où il est proposé à plus du double de ce qu'il m'a coûté. Les services annexes (la scolarité, l'administration) sont plutôt très réactifs en cas de besoin. Si les sessions d'examen sont relativement fixes, les inscriptions aux formations sont possibles toute l'année. La comparaison avec la licence que je souhaitais suivre à distance avec l'Université de Jules Verne, est redoutable : Icadémie est réellement un acteur maître de son domaine. L'interface est fluide, plutôt agréable et bien aménagé. Indéniablement, ne peut pas s'improviser e-formateur qui veut ! Les perspectives de poursuite d'études après le Bachelor sont possibles, même si c'est une option que je me refuse pour des raisons principalement financières. C'est aussi une école en ligne qui grimpe, le site a été refait récemment et de nouveaux services d'études en ligne sont déployés (la Open design school notamment). On peut donc espérer voir cet organisme continuer son ascension, la communauté des diplômes s'étoffer, et notre CV prendre un peu de valeur avec.
- Les moins /// Certains professeurs ne semblent pas des plus qualifiés pour nous accompagner sur leur matière. Personnellement, je n'ai pas ressenti le besoin de solliciter les différents tuteurs d'études, mais je sais que mes camarades se sont heurtés à des difficultés lorsqu'ils cherchaient à creuser leurs savoirs. En fait, ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'en matière d'apprentissage à distance, vous devez surtout compter sur vous-même et sur les documents que l'on met à votre disposition. Internet est également une mine d'information à ne pas négliger (à condition d'en vérifier les sources). 


* Mes conseils pour l'e-learning 

Vous devez faire preuve d'une motivation sans borne, car personne ne viendra vous rappeler les échéances des devoirs à rendre (exceptées une ou deux camarades un tantinet trop stressée qui aura chipé votre numéro lors des premiers examens... rires). Il faut nécessairement que ce projet d'études à distance soit intégré et accepté par votre entourage, surtout si comme moi vous avez une famille. Les personnes qui vous entourent sont votre meilleur soutien, à condition qu'elles aient bien conscience du volume de travail dont vous allez devoir faire preuve. 
Encore une fois, il faut apprendre à gérer sa culpabilité. Ce n'est pas parce que vous passez plusieurs week-ends de suite à éviter les sorties avec votre petite famille que vous êtes une mauvaise épouse ou une mauvaise mère : vous capitalisez pour plus tard. C'est un projet commun, en quelque sorte. 
Enfin, l'autonomie est un point essentiel pour réussir. Et c'est bien ici qu'un profil comme le mien tire son épingle du jeu parmi les autres étudiants, souvent un peu plus jeunes, moins avancés dans leur vie professionnelle ou familiale. Finalement, être maman est presque un avantage pour reprendre ses études : on a déjà subi un entraînement intensif à la polyvalence, et on sait optimiser chaque petite demi-heure de répit qui nous est offert afin de la mettre à profit :) 

Vous l'aurez compris, c'est une expérience très positive. 

La vie professionnelle pendant un congé parental

lundi 4 septembre 2017


Début juillet je passais une dernière session d'examens à Paris dans le cadre de la validation de mon année de marketing & communication. Aujourd'hui, enfin (bientôt) diplômée du précieux sésame auquel j'aspirais depuis quelques années (le syndrome de l'imposteur, vous connaissez, hum ?), il m'est pourtant impossible de le faire valoir sur le marché du travail dans l'immédiat... 
J'ai bien tenté, il y a quatre ans, de retrouver un poste (même des plus précaires) alors que j'étais enceinte et en fin de contrat. Autant vous dire que l'entreprise et la grossesse si elles ne sont pas ennemies, n'aiment guère se fréquenter. On m'a assez rapidement fait comprendre que j'étais "sur le carreau"... Finalement, le choc passé et la situation acceptée, il s'est avéré que cette période de chômage fut des plus bénéfiques et des plus douces. J'ai pu profiter pleinement de mon bébé dans ses premiers mois de vie, chose que toutes les mamans ne connaissent pas. 
Cette fois-ci encore, je me retrouve dans une situation quasi-similaire. Mon fils (ça fait tout drôle d'écrire ça, tiens) arrivera cette fin d'année, et aucun directeur ou directrice de ressources humaines normalement constitué(e) ne se risquerait à m'embaucher, même pour une mission courte.
Je vais devoir attendre que mon futur bébé fasse sa rentrée en crèche... l'année prochaine. 

Alors comment mettre à profit tout ce temps ? 

Il y a bien évidemment la maison, et la scolarité de ma fille à gérer. Soit. Mais n'aspirer à rien de plus qu'être mère au foyer ne me correspond pas. Si j'apprécie de m'occuper de ma famille, si j'aime la solitude et le calme en journée, j'ai besoin d'être active ou tout du moins de visualiser un but concret à atteindre. Reprendre à nouveau un cycle d'études n'est pas envisageable non plus : le souvenir de ces nombreuses soirées sacrifiées à réviser au lieu de profiter de mon enfant, je n'en veux plus. Surtout qu'ils seront rapidement deux. Et puis ne l'oublions pas, les études, cela coûte de l'argent. Que je n'ai pas. 
L'idée est de faire de cette année de congé maternité, congé parental, ou encore "année sabbatique" (si l'on puis dire) une année de perfectionnement professionnel qui me permettra de revenir sur le marché de l'emploi toujours au fait des nouvelles tendances. D'étoffer mes expériences et mes compétences dans les domaines professionnels qui m'intéresse (communication, webmarketing, marketing). 

Quelles solutions pour une maman enceinte ? 

Le premier constat à réaliser est que les activités à privilégier sont nécessairement celles pouvant s'effectuer à distance. De par la grossesse, et des horaires contraignants de l'école maternelle. Grâce à ma spécialité, le webmarketing, tout devient possible. Toutefois, il est aujourd'hui assez aisé de parfaire ses compétences dans des domaines tout autre du fait du visage actuel d'Internet. 

* Le bénévolat à distance
Sur le site France Bénévolat, vous trouverez de nombreuses missions proposées à distance notamment celles relevant de la communication, du digital bien sûr (community management) ou même de l'administratif. Lorsqu'on n'est pas employable, s'engager dans une mission qui a du sens à raison de quelques heures par semaine, cela me paraît être un excellent compromis afin de rajouter une ligne sur son CV et bien sûr d'étendre son réseau (et pourquoi pas ses compétences). 

* Les MOOC
Vous ne connaissez pas encore les MOOC ? Il s'agit de cours en ligne et ouverts, proposés la plupart du temps gratuitement par des écoles ou universités (parfois de prestige), avec à la clef une éventuelle certification sur le sujet traité. Les parcours proposés relèvent du domaine professionnel autant que du développement personnel, les thèmes sont assez variés. Le site Fun MOOC vous propose la liste actualisé des cours à venir, pensez à vous inscrire à temps afin de démarrer la session au même moment que les autres. 

* Openclassrooms
Ce site, en plus de proposer des parcours diplômants, fonctionne sur le même système que les MOOC. A la différence près que les cours sont assez spécifiques à certains corps de métier, quand les MOOC balaient quantité de secteurs et domaines professionnels. Pour les personnes qui travaillent sur le web, c'est une mine d'informations non négligeable. Ainsi, je me suis moi-même inscrite à une dizaine de cours (Photoshop, Google adwords...) dont vous pourrez retrouver la liste sur ce lien, classés par thématiques. 

* La lecture 
Si aucun cours en ligne ne satisfait votre soif d'apprendre, offrez-vous des livres académiques. J'aimerais moi-même m'initier au droit relatif à nos amis les animaux, afin d'apporter plus d'argument aux causes que je défends. Certains ouvrages m'ont été recommandés par une personne avocate et fondatrice du Parti Animaliste. Il ne tient qu'à vous d'en faire de même pour parfaire vos connaissances dans un domaine qui vous tient à coeur, ou pour lequel vous possédez des lacunes. 

* Devenir auditeur libre à l'université
Oui, ça existe encore. Et il me semble que les inscriptions se font à partir de maintenant, alors ne traînez pas trop avant de vous renseigner auprès de la scolarité de l'UFR qui vous intéresse. Qu'est-ce qu'un auditeur libre ? Une personne qui s'inscrit à certains cours magistraux dispensés par l'université en début de semestre, sans suivre la formation complète et sans passer d'examen final. 

*  Se perfectionner en langues
Rien de mieux pour se perfectionner en langues que de pratiquer ! Et quoi de meilleur pour un CV, que d'ajouter un niveau supplémentaire en anglais, espagnol et autres ? Il existe des forums et applications proposant de vous mettre en contact avec des gens parlant une langue différente de la vôtre : profitez-en ! Sinon, l'organisation de cafés langues étrangères existe toujours et peut se montrer plus sympathique qu'une session Skype si vous avez l'occasion de vous déplacer. 

Cette volonté de prolonger autant que faire se peut mon parcours professionnel à travers mon congé parental est un choix qui m'est propre, et chacun(e) fait face à ce moment comme elle l'entend bien entendu. Seulement, continuer à se former pendant ces quelques mois constituent, j'en suis certaine, un excellent moyen pour se sentir plus sûre de soi une fois arrivé le moment de confrontation avec d'autres candidats. C'est aussi pour ma famille que j'aspire à être toujours plus employable, il est bon de le garder à l'esprit :) 

J'ai testé pour vous : le bonheur au travail :)

samedi 18 mars 2017


*
Le compte à rebours de notre campagne de crowdfunding est lancé ! 

*

Trois semaines plus tôt, je me trouvais assise sur une chaise d'écolière, face à une copie-double, dans une grande salle de la tant redoutée Maison des examens d'Arcueil. Eh oui, être maman et à nouveau étudiante implique de ressentir des petits goûts de lycée. Aussi étranges soient-ils. 
Heureusement, la sérendipité m'a fait rentrer dans une aventure que je n'espérais pas aussi plaisante. Au-delà de ma famille et mes amis, s'il y a une chose qui me donne le sourire en ce moment, c'est bien mon stage. Depuis trois mois maintenant, j'ai rejoint une drôle d'entité à la vocation juste. 

Dans une ère où le bonheur au travail est une quête semblant parfois aussi utopique que nécessaire, je ne peux que me sentir privilégiée de réaliser une mission au sein de la coopérative Citiz à Bordeaux. 
Les débuts étaient quelques peu déroutants... à la question "Qui sont vos concurrents ?", pas de réponse. "Il n'y en a pas vraiment... nous sommes tous complémentaires, l'intérêt collectif prime". Bienvenue dans la coopérative, modèle hybride entre une entreprise privée et une association. 
J'ai déjà vécu de très jolies expériences professionnelles, mais je n'avais jamais jusqu'alors mis les pieds dans une société aussi transparente et sincère dans sa démarche. Et quelle démarche. Proposer aux bordelais de nouvelles solutions de mobilité plus responsables, plus respectueuses de ce monde que nous avons trop épuisé. 
C'est ainsi que j'ai découvert l'autopartage :)

Les personnes avec qui j'ai la chance de travailler sont profondément inspirantes. Nous sommes peu nombreux, et avons tous des personnalités différentes, des origines et des parcours diversifiés. Pourtant l'accord est parfait. Il règne dans l'équipe une ambiance joyeuse et respectueuse, qui me permet de sourire chaque matin lorsque la sonnerie du réveil (pourtant tout sauf agréable) retentit. Pour avoir connu le fait de devoir se rendre au travail la boule au ventre, je suis consciente de l'immense fortune que cela représente. 
Je sais aussi qu'il s'agit là d'une aventure éphémère, et c'est peut-être aussi ce qui contribue en partie au charme de cette expérience professionnelle, mais surtout humaine.

Pour le moment, je savoure :) 

Comment donc ne pas avoir envie de se donner à fond dans la mission que l'on m'a confié ? Comment ne pas avoir envie que cette coopérative soit soutenue dans son développement ? De la faire connaître face à des géants industriels dont les intentions écologiques me semblent parfois plus relever du business ? 
Il y a 16 ans, un visionnaire, Hervé Dugény, a eu l'idée de partager une voiture avec deux de ses amis. Une association est rapidement née, et c'est bénévolement qu'il a travaillé pendant des années pour développer l'autopartage à Bordeaux. Mon responsable actuel, Nicolas Guenro, papa de trois petites princesses et désireux de leur laisser un monde meilleur, s'est également battu pour pouvoir pérenniser son statut de premier salarié de l'association. Résultat, le voici aujourd'hui à la tête d'une jolie petite équipe... Guillaume, Agnetha, Azziza, et les autres. Cerise sur le gâteau, tous sont en CDI. 
Cette coopérative a déjà une belle histoire, et j'aimerais de tout coeur pouvoir apporter mon humble petite pierre à l'édifice. 

Pour que cela soit possible, il faut que la campagne de crowdfunding active jusqu'à la mi-avril soit une réussite ! Et c'est là que nous avons besoin de vous. 
Un tout nouveau service de voitures en libre-service, connectées, géolocalisables, flexibles et pratiques arrivera bientôt à Bordeaux :) 
Mais avant, une collecte de fonds est indispensable pour pouvoir boucler notre budget. 
Je veux croire que ce lancement sera une réussite grâce aux contributeurs. Le service "Yea!" à Bordeaux (vous en saurez plus sur la page de crowdfunding), c'est aussi un pas de plus vers une société plus solidaire et responsable. De par son service, mais aussi en encourageant des acteurs tel que Citiz à prospérer dans une perspective citoyenne. 

C'est à l'intérieur d'un monde qui porte des solutions comme celle-ci que je veux voir grandir ma fille. Pas vous ? :)
Après cette expérience, je ne serai capable de travailler qu'au sein d'une entreprise ayant un véritable sens. Le challenge sera de taille. 
En attendant, pour soutenir ce joli projet qui changera notre rapport à la voiture, voici le chemin : clic. 

Merci. 





Mes chères vagues salvatrices

samedi 27 août 2016




°oO Des'ree - Life clic Oo°

Enfant, j'adorais l'Océan. L'ondulation des vagues, devenant plus intense au fur et à mesure que la journée passait, me captivait. J'ai rapidement appris à onduler moi aussi à leur rythme, pour ne pas me retrouver chahutée, emportée, et échouée sur la sable par l'une d'elle, un peu plus forte. Pour les petites vagues, je me tenais droite et ferme sur mes deux jambes, les pieds enfoncés dans le sable dur. Pour les plus monstrueuses, je plongeais tout au fond, et remontais rapidement à la surface afin de prendre immédiatement une grande inspiration si la suivante était de la même catégorie. 
Un enivrement estival, sportif, mais agréable. Un jeu d'enfant en somme. 
Les vagues de la vie d'adulte sont un peu plus compliquées à apprivoiser.


***

Pour les personnes qui n'auraient pas suivi, avant, j'en étais là clic.
Je m'étais investie dans divers projets (hormis le sujet "famille", que l'on ne peut pas qualifier de projet mais plutôt de "toute ma vie" !). Il m'aura fallu attendre cette matinée... où j'ai fait - sans prévenir - un gros malaise dans le bureau de deux collègues. Oui, il m'aura fallu cela pour comprendre que mon corps tirait la sonnette d'alarme. Ce fut le déclencheur de pas mal de réflexions.
A partir de là, l'esprit s'est re-connecté à la chair. 
Il s'est mis à l'écouter à nouveau, sans la craindre. Et à se ranger de son côté. 

Au quotidien, j'étais effectivement partout et nul part à la fois. 
Avec le recul, je réalise combien j'ai eu besoin de me noyer entre différentes activités. 
De faire, faire, faire. Pour moins penser.
Songeant que tout serait pansé plus vite... Trop vite ? 
Finalement mal pansé. Nullement pansé. 

Le défi que je m'étais lancé était un peu fort... Jeune maman et épouse cumulant deux boulots, et naïvement persuadée qu'un récent mariage pouvait balayer d'un revers de main toutes les épreuves qui se présentaient sur le chemin d'une petite famille harmonieuse. Je me suis donc en premier lieu délesté des études qui me tenaient tant à coeur, mais coûteuses et incompatibles avec une vie de famille... puis, par la force des choses, ce fut au tour de mon auto-entreprise (statut trop précaire et charges devenant bien trop importantes). Enfin, j'ai fini par déposer ma lettre de démission à la responsable ressources humaines de l'endroit où je travaille, après mûre réflexion. Ce dernier choix fut le plus difficile, mais il a été tout à fait réfléchi et prend sens si je fais converger certains éléments récents. Bref.
Pour autant, j'ai eu besoin de ces mois. Pour passer à autre chose. Sans doute avais-je besoin d'attendre qu'une date passe, et s'éloigne... s'éloigne.  

Il n'est donc aucunement question de regretter quoique ce soit, bien au contraire. J'ai encore appris ces derniers mois, sur la vie en générale, mais également sur moi-même. On progresse toujours. Par chance, j'ai également croisé des êtres qui, en le sachant ou non, m'ont ré-appris à relativiser. Bien sûr, j'ai aussi croisé la route de rares "méduses" (le monde du travail, toussa toussa) et malgré elles, les rencontrer m'a sûrement permis de ressentir cette piqûre de rappel concernant les personnalités profondément malveillantes envers les autres (mais envers elles-mêmes, en premier lieu). 
La gratitude que je ressens envers les personnes qui ont partagé quelques morceaux de mon quotidien est plus forte que les petits pics d'un ou deux écervelés. Je choisis la gratitude. Pour toujours :)

Je pars donc avec le sourire et sans aucune amertume. 
Cette rentrée, je ne me noierai pas, je nagerai... une légère et imposante brasse.
Quelques possibles ondulations, aussi.   
Le soleil et les vagues sont passées par-là, et ces dernières ont emporté avec elles une peine dont je ne parlerai pas plus clairement ici. Une douleur qui appartient désormais à un passé qui m'est propre. La mer est devenue plus calme, c'est ce courant doux qui m'a adopté. Cela fait du bien...     
Je terminerai en simplicité, sur une jolie phrase du roman que je referme à l'instant (Juste avant le bonheur, d'Agnès Ledig) : 


"Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche." 


Eh Céline, t'en es où en fait ?

dimanche 3 avril 2016



Cette question, je l'entends de la bouche de pas mal de personnes de mon entourage ou encore de celles et ceux qui me suivent via les réseaux sociaux (de près, ou de loin d'ailleurs). Et je la trouve légitime :) 
Il se trouve que l'année a commencé fort, avec quelques changements au programme. En effet, à l'aube de mes 26 ans (hum, ça me fait tout drôle écrit noir sur blanc), je me suis lancée bien des défis et cumule ainsi plusieurs activités. Si je ne suis malheureusement pas encore parvenu à trouver mon rythme de croisière, je ne lâche rien. Je fonctionne pour le moment par priorités. 

Tout d'abord ma famille. 
Mon bébé n'en est plus un. C'est une petite fille, qui parle, qui demande de plus en plus d'attention. Elle s'épanouit pleinement à la crèche (la winneuse de la chasse aux oeufs tout de même, maman pas peu fière, ah ah). Cette enfant est vraiment le plus beau cadeau que la vie m'ait fait... 
Confession. A mon grand regret, je délaisse le sport en salle (certes, je venais de m'abonner... mais enfin, j'étais motivée dis donc : 2h par jour tous les jours) au profit de sorties à trois... ou à cinq. Oui, cinq. Belle a désormais un compagnon pour ses longues journées à attendre le retour de ses maîtres. Ludji, qui n'est autre qu'un Yorkshire bégu de 3,5kg, rattrapé à la volée avant que sa $*@#! de maîtresse ne l'abandonne je ne sais où. Il a mis quelques jours à comprendre que nous étions sa nouvelle famille... son petit air attentif et plein d'espoir lorsque quelqu'un frappait à la porte m'a brisé la coeur à maintes reprises. Aujourd'hui, il est inséparable de sa copine Belle, rescapée elle aussi (mais de la SPA) et me fait une fête monumentale lorsque je rentre ! 
Mais pour tout vous dire, nous ne sommes plus trois, ni cinq, mais bien six. Diego est le dernier arrivé dans la famille. Et pour une fois, c'est mon mari qui a ouvert la porte... je me souviens de cette phrase datant d'il y a deux mois à peine "En fait, ça ne me déplairait pas d'avoir un chat... c'est indépendant... ça fait sa vie... je n'en ai jamais eu, pourquoi ne pas voir ce que ça donne !". Oulalala, imaginez un peu la répercussion de cette phrase sur la petite personne que je suis : ni une, ni deux, me voici une semaine plus tard à la SPA de Bordeaux avec ma petite soeur. J'ai eu un coup de coeur pour un chat borgne, pensant que personne ne l'adopterait... mais c'est Diego qui nous a choisi, il ne nous a pas lâché d'une semelle dès notre arrivée dans l'enclos. Ce petit chat d'un an s'est rapidement accommodé à la maison et à ses deux autres compères :)

Seconde (grosse) priorité : le travail. 
C'est indéniable, je devais ralentir le rythme côté autoentrepreneuriat. J'ai été ravie de tenter l'expérience mais lorsque l'on conseille aux salariés de ne pas "ramener le travail chez eux", je ris ! Le travail était déjà chez moi, et il m'était très difficile de trouver des temps d'arrêts. J'ai profité des avantages de ce statut lorsque ma fille était plus petite, mais maintenant il devient trop précaire et difficile à gérer. De plus, ce que j'avais fuis : le réveil imposé, la hiérarchie, les tâches rébarbatives, le cadre, les collègues qui font les langues de **** entre-eux (de loin ce qui m'a toujours le plus agacé : les hypocrites du travail, bref). Eh bien tout cela... me manquait ! Malgré la crise ambiante, cela fait un mois que j'ai eu la chance d'être recrutée très vite au sein d'une structure prenant en charge de jeunes adultes éloignés de l'emploi. L'EPIDE de Bordeaux ouvrent les portes fermées à ces jeunes, et les accompagne afin de leur offrir un avenir. J'ai été totalement conquise par la cause...
J'ai donc conservé deux petits contrats en autoentrepreneur (web-rédaction et community manager), mais je fais également partie de l'équipe "recrutement et insertion" de l'EPIDE de Bordeaux, à temps plein. 
Jusqu'ici... cela reste potentiellement gérable me direz-vous... oui sauf que...

J'ai repris un Bachelor en ressources humaines.
Après l'arrêt brutal de ma licence professionnelle il y a tout juste un an (pour raisons personnelles et financières), un petit caillou indigeste est resté coincé dans ma gorge. Moi qui souhaitais tant reprendre mes études là où j'avais été forcée de les arrêter... En furetant sur Internet, en comparant les prix, en estimant les dépenses, les rentrées d'argent, et la charge de travail... J'ai signé chez Icadémie (que je recommande au passage pour leur super accompagnement et leurs cours extrêmement complets). J'ai avancé autant que j'ai pu dans les chapitres jusqu'à ma prise de poste le 1er mars à l'EPIDE. Cette formation, je la suis bien évidemment en e-learning, seule, depuis mon Macbook. Aujourd'hui, comme pour le sport, je ne trouve pas encore de place dans mon agenda pour y glisser quelques heures de cours par semaine. Disons qu'avec une jolie petite famille telle que la mienne (qui implique donc bébé, chiens et chat dans les pattes - dont il faut tout de même s'occuper), le défi se révèle un peu plus corsé que ce que j'imaginais. 
La motivation reviendra... je le sais. Je veux ce Bachelor, j'ai soif d'apprendre et de gravir doucement les échelons, de me spécialiser aussi. Il me faut encore quelques jours pour m'organiser, et je trouverai une place pour chaque activité :)

Ah, et une petite anecdote tout de même. 
Depuis que je suis à nouveau salariée, il a bien fallu que je donne un nom de famille (or, il se trouve que j'ai conservé un nom composé similaire à celui de ma fille : celui de mon mari, puis le miens). Seulement ça fait long. Et au bureau, lorsque l'on me présente, on ne garde que le premier nom de famille... j'ai fini par faire de-même. C'est un détail stupide peut-être, mais j'ai parfois l'impression de frauder sur mon identité lorsque je m'annonce au standard, ah ah !  
Chéri si tu lis cet article, sache que je suis très fière de porter ton nom, je dois juste réaliser :) 





Le monde tourne, et je cours, je cours

samedi 6 décembre 2014

Question ordinaire et récurrente dans notre petite vie d'humain, il me semble... Pourquoi, à des moments insoupçonnés, soudain, tout semble s'accélérer ? Les activités, les événements, les folies, les obligations, les imprévus, la vie toute entière. Elle défile à toute allure, nous entraîne en nous laissant à peine le temps d'imprimer des images importantes. Et tout en prenant un plaisir fou à savourer chaque seconde du mieux que je peux, je me sens parfois désemparée et toute petite face à ce monde qui tourne et ces flux incessants qui m'arrivent de tous côtés. Je les prends, les saisis, les garde. J'ai de la chance. Je les mets dans un petit coin, j'y suis obligée en ce moment. Je vous promets de revenir ici très rapidement vous parler des dernières joies que la vie m'a permis de découvrir. Echantillon : le spot des Efluentmums3, les P'tites fées, Ballades enfantines, des chauffeurs sauveurs de mains gelées, le baptême de ma fille, la préparation des fêtes de Noël, et bien d'autres.
Je ne quitte pas les réseaux (retrouvez-moi sur Twitter ou Instagram... et récemment Vine), mais nous ne nous recroiserons ici uniquement à partir de la seconde moitié de ce mois de décembre féerique :) 


°oO Joni Mitchell - Both sides now |clic| Oo°

Pause à contre-coeur

lundi 23 juin 2014


J'ai toujours aimé écrire, déposer sur un joli support et de manière indélébile des mots, des pensées, des sentiments et souvenirs. Ce blog a contribué à m'épanouir dans de nombreux domaines, et je prenais énormément de plaisir à écrire chacun des articles qui le composent (je réfléchissais déjà à celui sur le voyage que nous ferions avec mini-princesse au Portugal, au concert "On the run tour" auquel nous assisterons en septembre, bref). 

Plongée dans le monde du digital, je me sentais bien. Trop, peut-être... pour me rendre compte que les encouragements que j'avais reçu de mon entourage (au début) commençaient à se transformer en reproches. Je ne pensais délaisser personne. Moi qui pensais réussir à tout mener de front, et me débrouiller plutôt pas mal... c'est un beau loupé. 

Je tweetais, live-tweetais, instagramais, toute la journée, sans arrêt, comme presque nous toutes, j'adorais, je retrouvais même ce que j'avais perdu il fut un temps. Je faisais une veille perpétuelle sur chacun des réseaux à propos des sujets qui m'intéressaient (et, shame on me, je me suis même remise à facebook..compte que je viens de supprimer, dans ma lancée). Mais je n'ai rien raté de mon bébé, je préparais des soirées et à mon homme, participais aux repas de famille ou entre amis. Il en aurait fallu plus, apparemment. 

Une licence à passer l'année prochaine, un bébé à gérer 5 jours par semaine en autonomie, des missions de rédactrices web ou community management professionnelle à honorer et surtout, ma vie de couple pour laquelle j'ai déjà eu à me battre trop de fois dans le passé... Je suis essoufflée. Trop d'épreuves traversées il y a quelques années pour me battre à nouveau. Je baisse les "armes" (que je pensais salvatrices et douces). On m'a fait comprendre que je n'étais pas wonderwoman. Certaines y arrivent pourtant, j'y croyais, je voulais des projets, des rencontres, ce ne sera donc pas pour moi.

Vous commencez à comprendre le but de cet article (même si le titre est sans équivoque). 

Mon blog est en pause indéterminée. 
  • Twitter : Je continue ma veille digitale et dévorerai chaque article intéressant, mais ne serai plus du tout une twittos "premium" qui va chercher l'info et veut la faire partager à ses followers chéris. Il se peut que je sois bien plus lente à répondre au DM. 
  • Instagram : Je continuerai sans doute à poster, mais de manière beaucoup moins fréquente, des photos de mon quotidien. En revanche, je ne consacrerai plus que très peu de temps (et veuillez m'en excuser) à regarder, aimer, commenter vos photos. 
  • Rédactrice web : Ma plume et mes idées demeurent disponibles si une jolie occasion se présente, que cela soit pour des missions ponctuelles ou bien encore du long terme. J'étudierai chaque demande au cas par cas. Vous savez comment me joindre (adresse email dans la colonne de gauche). 

"Ce blog, je l'ai commencé quand tu étais nichée depuis à peine 3 petits mois dans mon ventre ma mini-princesse. Maman t'aime, et tente de faire le mieux pour toi, pour nous." 

Si l'envie vous en dit, vous pouvez consulter les archives, relire certains de mes anciens articles, car il n'y en aura pas de nouveaux. Elles se trouvent dans la colonnes de droite, vous pouvez dérouler mois par mois les anciennes pages C'est là, que je me rends compte que ce blog a un an, une toute petite année, et on lui dit déjà au-revoir... J'ai envie de crier "pourquoi ?". 

Au-revoir mes copines de grossesse, les lifestyles, les culturelles, les modeuses, les beautés, et toutes les autres, vous saurez comment me contacter si nécessaire : email, snapshat, sms, whatsapp & co. Si vous avez besoin, je suis là. Merci de m'avoir faire vivre cette belle aventure. On sera bientôt autorisées à se retrouver, je l'espère. 

Bordelaise, maman-entrepreneure et écocitoyenne : laissez-moi vous parler d'une autre Céline

mardi 20 mai 2014



Il existe un moment dans la vie d'une femme, où l'on pose les choses à plat. On met le temps sur pause l'espace d'un instant. On observe. Ce qui va, ce qui ne va pas. On tire des conclusions. Sur le chemin de notre vie, où en est-on ? Et surtout, où est-ce la place que nous avions visé ? Comment vais-je concilier ma vie de maman avec celle de working-girl ? Puis-je réellement vivre d'une activité pour laquelle j'aurais envie de me lever le matin ? Comment oser ? Ce sont ces mêmes interrogations qui me traversent depuis le printemps dernier, début de ma grossesse. Ce sont ces interrogations qui poussent les femmes à se dépasser, à porter des projets, et parfois, à entreprendre. 

C'est le cas de Céline Patrier, maman de deux enfants, amoureuse des jolies pièces à la mode, et anciennement cadre dans l'export à Paris. J'ai eu la chance de la rencontrer autour d'un petit goûter, à l'éco-système Darwin. 

Aujourd'hui, elle vit à Bordeaux depuis deux ans seulement, et grâce au fameux incubateur féminin Les pionnières, elle a pu créer, et lancer sa très jolie marque de vêtements pour femmes et enfants : OriginBy. Au sein de la capitale du vin, on est plutôt fier de crier haut et fort qu'il s'agit de la première marque française à recevoir la labellisation Ecocert ! Les tissus utilisés pour la création des vêtements sont en effet tous récupérés de chutes industrielles, ou autres. Aucune d'entre-elle n'est traitée par des produits chimiques et chaque pièce est totalement unique. Chaque vêtement mis en vente sur l'eshop est une pièce originale d'une créatrice (Céline travaille en partenariat avec elles, cela leur permet d'exprimer leur talent et en échange de bénéficier de collections au design unique). 
Céline a déjà pu recruter deux personnes à temps complet pour l'atelier (exclusivement du fait-main), et accueille souvent de nouvelles stagiaires. Elle aussi continue à se former : Photoshop, communication, législation, une chef d'entreprise se doit d'être plus multitâche que quiconque. Pari gagné ! Sa marque promet d'avoir de beaux jours devant elle. Bien que le coût de ses produits puissent paraître élevé, il est vrai que chaque euros se justifient par la démarche écologique et responsable de cette jeune maman dynamique. 
L'audace et la réussite de cette femme en inspireront d'autres. Sauter le pas, c'est le plus difficile. Combien d'entre-nous rêvent de changer de métier ? De transformer leur quotidien et de créer un concept nouveau dont le bénéfice profitera à tous (ainsi qu'à la planète, tiens) ? 
Elle prévoit le recrutement d'au moins 5 personnes supplémentaires d'ici un an, ainsi qu'une expansion de OriginBy pour en faire une marque reconnue. C'est tout ce qu'on souhaite à sa jolie entreprise verte. Je vous laisse admirer les quelques pièces que nous avons eu la chance d'approcher...