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Les dernières vacances de fille unique

jeudi 31 août 2017

Les vacances s'achèvent par petites touches, d'achats de rentrée ou de journées pluvieuses, et je regarde derrière nous... ce que ces dernières semaines nous ont offert en émotion et en petits bonheurs à partager en famille. 
Notre séjour portugais fut découpé, comme à son habitude, en deux parties bien distinctes : une semaine rien que nous trois et dans les lieux de nos choix, une autre au sein de la famille de mon mari, dans un village des montagnes du Nord. La première partie des vacances rime donc souvent avec fainéantise, petits-déjeuners gargantuesques, baignade dans une eau claire, soleil sur une peau déjà dorée, restaurant gourmand, cadre idyllique... quand la seconde partie nous ramène à la nature, aux paysages ruraux à l'esthétique naturelle, aux animaux sauvages rencontrés sur les routes sinueuses, aux traditions du pays, aux repas familiaux et au repos à l'ombre. Deux ambiances, deux lieux, pour des vacances que nous avons tous apprécié. 

Je dis tous, car ce qui m'a beaucoup marqué cet été, c'est la spontanéité avec laquelle notre petite fille participe désormais activement à la programmation des journées. Pas une heure ne se passe sans qu'il ne faille déjà prévoir l'activité de la suivante, et ainsi de suite du petit-déjeuner jusqu'à l'heure du coucher. Elle n'a plus rien d'un bébé qu'il faut transporter de bras en bras, et qui dépend totalement des adultes qui l'entourent. Elle nous a plusieurs fois épaté tant elle se montre rigoureuse et organisée. Il est même arrivé qu'elle nous indique où se trouvait un objet que nous pensions égaré, ou qu'elle n'hésite pas à nous rappeler à l'ordre si nous manquions à l'un de nos engagements quant au planning antérieurement énoncé (que cela soit un passage à la pharmacie, ou un tour de manège). Ce fut également l'été de l'amitié, une petite Naïla est venue illuminé ses vacances dans notre hôtel de rêve. Le charme de cet endroit nous avait manqué depuis l'année dernière. Aussi, nous avons tenu à nous rendre dans les villes alentours, pour enfin rencontrer les locaux. Cela peut sembler sauvage, mais il est vrai que ce havre de paix que représente l'hôtel pour ces quelques jours rien qu'à trois, nous offre tellement de douceur et de calme qu'il en devient ardu de s'aventurer à la moindre escapade hors de ses murs. Cet endroit est notre parenthèse, depuis deux ans. 


Ma fille a également expérimenté la nage cet été. A son niveau, certes, mais nage tout de même ! Nous y sommes allés à grands coups de brassards aux couleurs de "Vaïana", et de ceinture flottante. Autrement dit, même si l'envie lui venait de mettre la tête sous l'eau, cela relevait de l'impossible. Ses premiers mouvements aquatiques sont immortalisés en vidéo. 

Il m'est tout de même arrivé une petite mésaventure lors du séjour. Un matin en me réveillant, j'eus l'étrange sensation que ma bouche refusait de se fermer, comme si une résistance s'y opposait. Devant le miroir, le constat était sans appel : ma lèvre inférieure avait doublée de volume (je vous épargne la photo, mais on a ri). Je ressemblais à une Kim Kardashian ratée. Après avoir accusé le Labello acheté quelques jours plus tôt en Espagne, j'en ai finalement déduis qu'il s'agissait sans doute d'un coup de soleil aggravé par les hormones de grossesse. La cicatrisation aura pris une semaine entière (non sans douleur), alors chères femmes enceintes, pensez à protéger votre bouche du soleil !

Une note plus positive cette fois, c'est l'offre végétarienne et végétalienne proposée par les restaurateurs portugais. Si comme moi, vous vous autorisez encore du poisson de temps à autre, vous serez servi dans ce joli pays où la morue est reine (des assiettes, tout du moins). Cependant, ils ont une nette avance sur nous français, et n'hésitent pas à afficher au menu du steak de tofu (voir photo plus bas). Si l'expérience ne fut pas très concluante (à l'évidence, le cuisinier ne devait pas avoir goûté son plat ou alors considérait les végétariens comme des personnes au régime hypocalorique permanent), l'effort a le mérite d'être souligné.
Rarement encore, je n'avais senti des journées passer à cette vitesse. Nous nous sommes rapidement retrouvés à la fin du séjour. 


La seconde semaine, dans les montagnes, outre les visites familiales, fut synonyme d'évasion. Le paysage qui s'offrait à nous méritait bien quelques promenades. Et pour le simple plaisir d'admirer des chevaux sauvages nous coupant la route, nous nous évadions le temps d'une après-midi... 


J'aime plonger mon nez dans les cheveux blondis de ma fille, qui me rappelle chaque journée passée à savourer ce temps qui n'appartient qu'à nous trois. L'été prochain nous serons quatre, et son petit frère prend déjà une place importante dans nos esprits, nos coeurs et nos paroles. Mais elle a pleinement savouré son dernier été de fille unique, sans regret, sans appréhension aucune, et avec la hâte joyeuse qui est le propre des petits enfants. 
















Grandes vacances et petite rentrée

dimanche 21 août 2016




Un entract portugais des meilleurs encore jamais vécus. Tellement, que ce n'est pas par pure fainéantise que certains vêtements dormaient encore dans nos valises jusqu'à il y a peu... cela me donnait l'impression de ne pas encore sonner la fin de ces journées baignées de soleil, tous les trois. 

Nous avons commencé par une excursion familiale dans le Nord (mais vraiment le Ch'ti du Portugal) où traditions, retrouvailles chaleureuses, cérémonies grandioses et fêtes de villages règnent en maîtres en cette saison. Ajouté à cela, un pique-nique dément avec pointes rapides en quad au milieu de paysages lunaires (entendez : montagnes rocailleuses à souhait). Sauf qu'il en a eu du courage le quad, pour supporter deux personnes qui venaient de s'enfiler un pique-nique portugais (de quoi prendre 2kg rien qu'en listant ce qu'il y avait sur la nappe déposée sous les arbres). 

Si la première semaine, malgré quelques escapades volées entre les montagnes ou dans les villes voisines, est toujours pittoresque, la poignée de journées qui ont suivies furent un véritable havre de paix pour toute la famille... Un exemple flagrant de glandouille de vacances à ne savoir que faire entre : 
- bronzer 
- nager dans la piscine
- lire
- manger
- nager encore
- lire à nouveau
- boire un verre bien frais
- ... etc :)

Programme extrêmement compliqué, vous en conviendrez. 
Oui, l'hôtel qui nous a accueilli avait des allures de Paradis. Il m'arrive encore de fermer les yeux et d'y retourner, en cachette... 
Nous l'avions repéré il y a des mois via un site spécialisé, afin de bénéficier d'une offre avantageuse (quelle bonne idée, hum ?). Petite mise en garde toutefois : les photos étaient trompeuses ! La promesse qu'elles faisaient n'était pas l'égal de ce que nous avons vécu sur place :)

Une très petite rentrée m'attend désormais : une semaine et demi. Ni plus ni moins. Puis, d'autres projets s'ouvriront à moi... cela reste tout de même une sensation étrange de reprendre la route du travail, et puis... pas vraiment. Être là, sans l'être tout à fait. Se sentir déjà ailleurs et devoir pourtant accomplir les dernières tâches qui nous sont confiées. Penser à la personne qui reprendra le poste... pianotera à notre place sur ce clavier, croisera ces mêmes visages chaque jour. 
C'est un choix personnel de quitter cet emploi. 
La suite de mon parcours est ailleurs, mais je garderai un bon souvenir ainsi qu'un regard bienveillant sur cette expérience. 

Ah, cadeau de rentrée ! Mon téléphone m'a fait l'immense plaisir de lâcher lors de la fin du séjour au Portugal, je ne pourrai donc pas poster énormément de photos dans cet article...j'attends toujours son retour du centre de réparation (et me débrouille en attendant avec un téléphone que ma fille prend pour un jouet tant il est...bref, ahah). La vendeuse de l'Apple store a commencé à me parler de personnes dégageants un "fluide" détraquant les portables... Voici maintenant le troisième iPhone que je dérègle sans explication aucune. On dirait qu'il serait temps que je commence à y croire ! 

Je file préparer ma lunchbox pour demain, ainsi que le petit cartable attendu par la crèche de ma fille. Elle passe au niveau supérieur, mais pas encore en maternelle (naissance de début d'année oblige..). Elle a déjà hâte de retrouver ses petits amis. Et, coïncidence ? Hier, nous avons croisé son "namoureux" (qui lui, rentre en petite section la semaine prochaine) lors de nos quelques courses de rentrée. Le baiser qu'il lui a volé laisse présager qu'ils se retrouveront l'année prochaine, cela ne fait aucun doute :) un Adieu d'une mignonnitude absolue.


°oO Emilie Simon - Fleur de Saison - clic Oo°





Un petit bout de son premier Noël, made in Portugal

lundi 29 décembre 2014

Sur un coup de tête, nous avons décidé de jouer les parents (un peu) fous, avons oubliés notre fatigue et nos impératifs du moment pour boucler valises (du bébé, du chien et un peu les notres, aussi) afin de réaliser un aller-retour express au Portugal. Son premier Noël, notre princesse l'a passée au pays du Pasteis de Nata, du Bolo de Rei, du café à soixante centimes, des gens jovials et accueillants comme (presque) nul part ailleurs. Cet été, elle y avait découvert les montagnes au sein desquelles loge le charmant village de ses grands-parents paternels... mais à huit mois, difficile de garder le moindre souvenir d'une beauté aussi authentique. J'espère que cette fois, elle se rappellera des odeurs émanant de la cuisine, des plats gargantuesques préparés par les hommes de la famille (oui, j'en fus la première surprise, mais les dames n'avaient pas le droit d'être aux fourneaux), des lumières du petit sapin, des câlins dans les bras de ses proches, de son adorable cousine qui ne l'a pas quittée d'une semelle. Fêter Noël dans un décors tel que celui que vous pouvez découvrir dans les photos qui suivent, introduit un puissant ressenti de magie. Néanmoins, je dois avouer avoir été un tantinet désemparée quant aux mets proposés (les desserts et les chocolats pour exceptions). Être végétarienne (secrète, car ils ne comprendraient pas...) et fêter Noël dans un village au Nord du Portugal peut se révéler un poil compliqué :) 
Vous remarquerez à quel point nos deux petites se sont bien tenues pendant tout le périple (1200 km tout de même, avec un papa remarquable, qui a dû assumer toute la route à force de me voir dépérir avec cette atroce et interminable tendinite. Chapeau à vous trois, ma petite famille). 

°oO The Monkees - I'm a believer |clic| Oo°


















Retour express au Portugal, ou le voyage des sens

vendredi 19 septembre 2014

A peine avais-je mis le pied dans ce restaurant que je me trouvais déjà transportée vers ce pays que j'avais tant apprécié, une poignée de semaines plus tôt. Pedra Alta, la chaîne portugaise pour laquelle les gens font la queue de 11h30 à 22h tous les jours de la semaine, nous ouvrait chaleureusement ses portes. Accueil dans la langue local, sens du service, plat copieux à l'extrême, amour des bébés (ça, c'est très portugais), sympathie, dépaysement. Si d'aventure vous êtes tenté de découvrir la cuisine portugaise via un des restaurants de Pedra Alta, sachez tout d'abord que vous faites un excellent choix, sachez ensuite que les plats y sont monstrueux et qu'un plateau de fruits de mer "pour 3 personnes" nous a suffit alors que nous étions cinq bons mangeurs. Moi qui boude depuis longtemps le service familial, où chacun doit se servir dans le gigantesque et bouillonnant plat central "pour survivre" (j'exagère ?), il semblerait que ce repas chez Pedra Alta m'ait réconcilié avec ce système convivial. Plein les yeux, et plein le ventre. Des entrées aux desserts (nous avions pris deux cafés gourmands pour cinq et là encore j'étais épatée : les mignardises habituelles du café gourmand s'étaient transformées en desserts individuels, cinq par café). Seul petit bémol : un riz sans substance, sans attrait, qui n'a que pour seul et unique but de caler les énormes estomacs (autant vous dire que l'on s'en est très bien passé). Réservez-vous pour de bien meilleurs mets, ce restaurant en a beaucoup à vous offrir. 








Cartes postales portugaises, un lundi de rentrée

lundi 1 septembre 2014

Déposer ici quelques mots, quelques photos de ces incroyables journées d'été au Portugal, c'est admettre que nous sommes un lundi matin de rentrée, et que ces souvenirs seront de moins en moins palpables. Cela fait un mois aujourd'hui que nous avons pris le chemin du retour. J'ai pris mon temps pour partager ces instants idylliques, dont voici quelques morceaux choisis. 

Une partie de mon esprit est resté à Evora, Portimão, Cascais, Lagos ou encore Monção. Toutes ces villes qui, en plus de m'avoir fait (re)découvrir la beauté de l'architecture portugaise, abritent des personnes toutes plus accueillantes les unes que les autres. La générosité portugaise n'est pas une légende. Et je ne vous parle pas des restaurateurs, avec leurs plats gargantuesques et leurs petits cadeaux de fin de repas. 

J'ai eu la chance de pouvoir, pour la première fois, apprécier de superbe pays de tout son long. Il est vrai que les petits villages du Nord possèdent un charme plus rustique, plus authentique, qui manque cruellement à certaines villes plus au Sud. Néanmoins, chaque cité a beaucoup à offrir aux personnes qui s'y aventurent. Les pasteis de nata à 40 centimes en sortant du supermarché, la sopa seca (petits pains imbibés de vinho verde, sucre, lait et cannelle), la gentillesse innée des commerçants, leur simplicité, leur naturel, les montagnes verdoyantes du Nord, les falaises imposantes du Sud, la Super Bock en terrasse le soir, les concerts de rue, cet air connu mais pourtant revisité... 

Depuis que nous sommes rentrés, je ressasse inlassablement les photos de ce qui s'apparentait à un rêve éveillé. Nous trois. Au Paradis. Ma fille a même eu droit à son premier tour de bateau gonflable en piscine avec maman pendant que papa immortalisait la scène à tout jamais. Que de beaux souvenirs. 

Coup de cœur pour l'Algarve, et plus particulièrement pour un certain quartier de Lagos. Habituellement réputée pour faire subir une chaleur écrasante à ses habitants estivaux, il s'est avéré que l'air y était d'une douceur tout à fait supportable et la nature offrait mille coins d'ombre pour se protéger des rayons de ce cher soleil. J'ai déjà envisagé de suivre des cours de portugais en plus de ma licence cette année, ne serait-ce que parce que maintenant, j'ai de la famille qui ne parle que cette langue aux accents improbables.

Depuis que nous sommes rentrés, je ne pense qu'à une chose : y retourner. 


°oO Sergio Mendes - Pais Tropical |clic| ♫ ♪  Oo°